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Alzheimer : publication prochaine d'un essai clinique sur trois thérapies non médicamenteuses

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 17/12/2012

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Faire le point sur la validité des différentes techniques de stimulation mémoire

Logo insermDans le cadre des 6ème Rencontres France Alzheimer qui ont eu lieu mardi 11 décembre à Paris, Hélène Amieva, psychogérontologue, chercheur à l’Inserm, a présenté les grandes lignes d’ETNA 3, une étude nationale sur les thérapies non médicamenteuses. Les conclusions, non encore validées par le conseil scientifique de l’étude, n’ont toutefois pas été rendues publiques. Elles le seront au début 2013

Tout les acteurs du secteur personnes âgées sont d’accord sur un point : la lutte contre la maladie d’Alzheimer ne peut se résumter à un médicament” a déclaré Hélène Amieva, psychogérontologue mardi 11 décembre, en ouverture des 6ème Rencontres France Alzheimer à Paris. Rien d’étonnant donc à ce que les ateliers mémoire, les groupes de réminiscence, les ateliers musique et autres techniques — dont l’Humanitude — se soient généralisées ces dernières années. 

Les publications médicales sur les TNM (thérapies non médicamenteuses) ont explosé faisant état d’améliorations variées : réduction des effets dépressifs, ralentissement du déclin cognitif, préservation de l’autonomie… etc. Mais cette profusion éditoriale dissimule en réalité une grande faiblesse scientifique : beaucoup d’opinions, faibles résultats objectifs” a affirmé Mme Amiéva. 

C’est donc pour pallier cette carence — quelle technique recommander ? — qu’Etna 3 a été lancée. Cette étude avait pour objectif principal d’évaluer l’efficacité à long terme (2 ans) de 3 stratégies thérapeutiques non médicamenteuses : 

- stimulation cognitive, 

- thérapie par réminiscence, 

- un programme de prise en charge individuelle 

en cherchant à savoir si ces thérapies permettaient de retarder chez les patients atteints de MA l’entrée dans la phase modérément sévère à sévère de la maladie. 

Quarante centres hospitaliers, 85 médecins et 102 psychologues ont participé à cette étude et quatre groupes de patients ont été suivis pendant deux ans. Les patients inclus dans le groupe stimulaton cognitive avaient par exemple à rédiger une carte postale adressée à un correspondant de leur choix, un chèque ou une lettre à leur médecin. 

Concernant la réminiscence, les patients avaient à raconter par écrit une naissance ou un mariage. 

Quant à la prise en charge individuelle, les patients pouvaient se livrer à des travaux manuels, des séances de lecture ou participer à des promenades… 

Malheureusement, Mme Amiéva n’a pas communiqué les résultats de cette étude. Je les ai, mais tant qu’ils n’ont pas été validés par le conseil scientifique, il m’est impossible de vous les communiquer” a‑t-elle expliqué à l’assistance visiblement déçue. 

Il faudra donc attendre plusieurs semaines pour apprécier les résultats. 

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