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L'Obésité, facteur de risque de la Maladie d'Alzheimer ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 14/01/2013

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Une expérience menée sur des souris modifiées génétiquement

Des chercheurs de l’INSERM et de l’Université Nord de France viennent de mettre en évidence la relation entre obésité et maladie d’Alzheimer… chez la souris. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Diabètes.

Certaines anomalies métaboliques favorisent le développement des démences. L’équipe « Alzheimer & Tauopathies » de l’unité mixte de recherche 837 (Inserm/​Université Lille 2/​Université Lille Nord de France) dirigée par le Dr. Luc Buée, en collaboration avec l’unité mixte de recherche 1011 « Récepteurs nucléaires, maladies cardiovasculaires et diabète », vient de montrer, chez la souris, que les sujets obèses ont des risques accrus de développer des symptômes liés à la maladie d’Alzheimer.

De jeunes souris modifiées génétiquement pour développer avec l’âge une neurodégenerescence liée à la protéine Tau, ont reçu durant 5 mois un régime riche en graisses. A l’issue du régime, les souris obèses ont développé une pathologie aggravée tant du point de vue de la mémoire que des modifications de la protéine Tau. 

Cette étude fournit la preuve expérimentale de la relation entre l’obésité et les pathologies liées à la protéine Tau dans un modèle de neurodégénérescence de la maladie d’Alzheimer. Elle indique par ailleurs que la résistance à l’insuline, présente dans le diabète de type 2, ne serait pas le facteur aggravant, contrairement à ce qui était suggéré dans les précédentes études, selon l’INSERM.

Ces résultats sont importants car ils nous permettent de confirmer le rôle délétère de l’obésité sur les maladies neurodégénératives. Nos travaux actuels et futurs vont mesurer l’impact des protéines Tau sur les fonctions métaboliques, et nous permettront, à terme, de mieux traiter les importants facteurs de risques cardiovasculaires induits par l’obésité, comme l’hypertension, le diabète, l’hypercholestérolémie” a confié l’un des auteurs de l’étude, David Blum (chargé de recherche à l’Inserm), à la Fondation Coeur et Artères. 

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