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Maladie d'Alzheimer : Vers un vaccin qui stimule les défenses naturelles du cerveau

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 21/01/2013

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La molécule MPL permet de réduire les plaques amyloides sur le cerveau

Une équipe de chercheurs de l’Université Laval, du CHU de Québec et du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) vient d’identifier un processus pour stimuler les mécanismes de défense naturelle du cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. 
Cette percée, relayée dans l’édition du 16 janvier des Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS) ouvre la voie au développement d’un traitement pour les personnes atteintes d’Alzheimer et d’un vaccin contre la maladie.
Les auteurs rappelle que l’une des caractéristiques principales de la maladie d’Alzheimer est la production dans le cerveau de la protéine bêta-amyloïde. Les cellules de défense du système nerveux, les cellules microgliales, ne parviennent pas à éliminer cette substance qui forme alors des dépôts appelés plaques qui entraînent le développement de la maladie.
Serge Rivest, professeur à l’Université Laval et chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec, auteur de l’étude, après une dizaine d’années de recherches sur la maladie, vient d’identifier une molécule qui stimule l’activité des cellules immunitaires du cerveau. 
Il s’agit d’une molécule nommée MPL (Monophosphoryl Lipid A), utilisée également par le laboratoire GSK comme adjuvant dans de nombreux vaccins et dont l’innocuité a déjà été validée. En injectant cette molécule pendant 12 semaines chez des souris modèles de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs constatent l’élimination à 80 % des plaques bêta-amyloïde, ainsi que l’amélioration des fonctions cognitives de l’animal, le tout avec une réaction inflammatoire modérée.
Deux utilisations pour MPL sont envisagées :
- Soit l’injection intramusculaire aux personnes souffrant déjà de la maladie pour ralentir la progression de la maladie.
- Soit l’utilisation de MPL dans un vaccin qui stimulerait la production d’anticorps contre la bêta-amyloïde.
Ce vaccin pourrait être administré aux personnes déjà atteintes pour stimuler leur immunité naturelle mais aussi aux personnes qui présentent des facteurs de risques d’alzheimer, précise Serge Rivest.

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