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Grippe : près d'une centaine de cas graves dont 10 décès en France métropolitaine

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 28/01/2013

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Depuis la reprise de la surveillance de la grippe le 1er novembre 2012, 99 cas graves, dont 10 décès, ont été signalés à l’InVS (Institut national de Veille sanitaire), en majorité chez des adultes, avec facteur de risque, infectés par un virus de grippe A.

Les patients âgés de 15 à 64 ans représentent 57% des cas, les 65 ans et plus un quart et les enfants entre 0 et 4 ans, 14%.


Les virus grippaux de type A prédominent (78% des cas), le virus B étant responsable de 20%.

Trois virus grippaux les A/H1N1, A/H3N2 et B circulent conjointement cet hiver. L’institut relève que certains hôpitaux manquent d’outils de détection des
souches A/H3N2. Ces tests diagnostiques PCR (dits d’amplification génique), qui permettraient de préciser la part de responsabilité du H3N2 dans les
grippes aggravées par rapport à celle du virus pandémique 2009 A/H1N1.

Sur les dix décès enregistrés, deux sont dus à un virus B, un à A/H3N2, trois à A/H1N1 et 4 un virus A pour l’instant indéterminé, indique l’InVS.

Dans l’ensemble cependant, l’InVS ne relève pas d’éléments de gravité particuliers” de cette épidémie de grippe saisonnière. Selon le réseau des Groupes Régionaux d’Observation de la Grippe (Grog) : la grippe a conduit un peu plus de 2 millions de personnes à consulter un médecin depuis le début de l’épidémie” en métropole. L’épidémie de grippe saisonnière de 2010 – 2011, qui s’était terminée en mars, avait fait au total 145 morts sur près de 800 admis en réanimation, indiquait à l’époque l’InVS.

L’hiver dernier, lors de l’épidémie 2011 – 2012, tardive et dominée par un virus A/H3N2, un total de 320 cas admis en réanimation avaient été signalés,
dont 46 décès.

Ces chiffres ne prennent pas en compte les décès survenus hors réanimation, en particulier à domicile ou dans des établissements pour personnes âgées”, précise à l’AFP le Dr Isabelle Bonmarin, épidémiologiste.


La grippe peut indirectement entraîner des décès chez des personnes fragiles, sans être mentionnée sur les certificats de décès.

L’hiver dernier, entre le 6 février et le 18 mars 2012, un excès de près de 6.000 décès par rapport à une année normale(+13%), touchant plus
particulièrement les personnes les plus âgées (85 ans et plus) avait été décelé, sans que la part respective de la vague de froid et des épidémies
saisonnières, notamment de grippe ait été déterminée dans ce pic de mortalité.

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