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Plan Alzheimer : peut mieux faire dit la Cour des comptes

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 18/02/2013

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Les crédits peines à être dépensés

Pour lutter plus efficacement contre la maladie d’Alzheimer, la Cour des Comptes suggère un contrôle plus strict des dépenses engagées au titre du Plan Alzheimer. 
Dans son rapport annuel rendu public le 12 février pour l’année 2012, la Cour des comptes attribue un « peut mieux faire » au Plan Alzheimer. 
La Cour commence par constater qu’un bilan financier global de trois plans Alzheimer successifs a été impossible à mener dans la mesure où les deux premiers plans n’ont fait l’objet d’aucun chiffrage. Se basant sur le cadre plus rigoureux du troisième Plan, la Cour estime que des améliorations peuvent y être apportées. 
Elle note aussi que ce plan de 1,6 milliard d’euros — 226 millions pour le volet sanitaire, 192 millions pour la recherche, l,2 milliard pour le médico-social — n’a été réalisé qu’au tiers. Les dispositifs qui devaient voir le jour peinent à émerger et les délais nécesaires à leur conception s’avèrent plus longs que prévu.
Le parcours de soins des patients a ainsi été établi, mais il demeure « inabouti » juge la Cour. Le médecin traitant peut prescrire le recours à une équipe pluridisciplinaire spécialisée Alzheimer, mais le nombre de ces équipes est inférieur à ce qu’il aurait du être : 342 équipes au lieu de 500
Au plan hospitalier, 77 unités cognitivo-comportementales ont été ouvertes au lieu de 120. Les Unités d’hébergement renforcé ne sont que 55 au lieu des 190 prévues. 
La Cour réclame que l’Etat définisse une évaluation méthodologique solide de son apport en termes de prise en charge, de fluidité des parcours de soin, d’accompagnement des patients ». Un rapport d’évaluation des dispositifs Alzheimer est attendu par le ministère de la santé en mai prochain.
La Cour réclame aussi qu’une attention spécifique soit portée à l’utlisation de médicaments qui sont chers et dont le service médical rendu a été jugé faible par la Haute Autorité de Santé (HAS). S’il s’avérait que ces molécules étaient réellement inefficaces, leur poste de dépenses pourrait, estime la Cour, être réaffecté à d’autres urgences. 

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