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Comment prédire l'espérance de vie des octogénaires ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 18/03/2013

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Mesurer les performances physiques des seniors permettrait de prédire leur évolution et leur espérance de vie. C’est ce que révèlent les chercheurs néerlandais participant à l’étude Leiden 85-plus Study”. Ils se sont en effet intéressés à la vitesse de marche et aux possibilités des plus âgés d’effectuer des activités de la vie quotidienne (IADL).

Les 599 participants étaient tous âgés de 85 ans en début d’étude. Leur vitesse de marche a été évaluée sur leur lieu de vie sur une distance de 6 mètres et leurs aptitudes aux IADL estimées grâce à un auto-questionnaire.

Au départ, la vitesse moyenne de marche de la cohorte était de 0,5 m/​s. Seuls 10 sujets avaient une vitesse de marche supérieure à 1,0 m/​s. 48 avaient une vitesse inférieure à 0,8 m/​s et 73 participants ont été incapables d’effectuer le test.

Au cours des 12 ans qu’a duré le suivi, 542 participants sont décédés. Au bout de 2 et 12 années, le risque de mortalité globale était respectivement multiplié par 2,7 et 2,0 chez ceux qui avaient une vitesse de marche inférieure ou égale à 0,4 m/​s pour les femmes ou inférieure ou égale à 0,45 m/​s pour les hommes. Cette relation n’était cependant plus significative après ajustement sur les divers facteurs de confusion, et en particulier les performances cognitives et les symptômes dépressifs. Ceux qui avaient les plus mauvaises performances aux IADL avaient un risque de mortalité à 2 et 12 ans multiplié par 6 et 2,7. Bien qu’atténuée, cette relation demeurait significative après prise en compte des autres facteurs de risque, y compris de la vitesse de marche.

Pour les auteurs, la vitesse de marche demeure un paramètre utile pour évaluer les chances de survie chez les octogénaires, mais les valeurs seuil devraient être corrigées à la baisse. L’évaluation de l’aptitude aux IADL semble toutefois avoir une meilleure valeur prédictive”.

Taekema DG et al. Am J Med. 2012;125:1188 – 1194.
Source : lettre du JIM


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