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Les adeptes de la sieste devraient surveiller leur cœur

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 18/03/2013

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Surtout les personnes qui dorment plus d’une heure par jour dans la journée

Chacun le sait, la sieste est bénéfique pour la santé, à condition qu’elle soit courte et permette de récupérer d’un manque de sommeil. 
Plusieurs études épidémiologiques ont toutefois mis en valeur un risque cardiaque. 

L’étude Heinz Nixdorf Recall, menée entre 2000 et 2003, a mobilisé 4 123 participants, originaires de 3 villes allemandes. Tous étaient âgés de 45 à 75 ans et 53% étaient des femmes. Ils ont été évalués annuellement à l’aide de questionnaires et divers examens cliniques.

Ils étaient en particulier interrogés sur leur sommeil (durée et présence de troubles du sommeil) ainsi que sur la fréquence hebdomadaire de leurs siestes (moins d’une fois par semaine, 1 – 4 fois par semaine, 5 – 6 fois par semaine ou quotidienne) et leur durée (1 h ou plus). 

Ainsi, ils étaient 16,3% à rapporter des siestes régulières (56 ou 7 fois par semaine), et parmi ces derniers, seuls 15,6% faisaient de longues siestes (> 1 h). La sieste n’était pas corrélée à la durée rapportée de sommeil nocturne mais plutôt à la perception d’un mauvais état de santé ou d’une humeur dépressive.

Le suivi des évènements cardiaques, (infarctus du myocarde non fatal et mort subite d’origine cardiaque), a duré en moyenne 8,1 ans. Au cours du suivi, 135 sujets ont souffert de problèmes cardiaques dont 81 infarctus et 54 cas de mort subite.

Après ajustement, une sieste régulière et longue était significativement associée à un risque doublé d’évènements cardiaques, tant chez les femmes que chez les hommes. Des travaux ont été récemment consacrés aux mécanismes sous-jacents éventuels, comme par exemple les variations de pression artérielle au cours de la sieste, pour expliquer cette augmentation de risque, sans pouvoir apporter une réponse claire. 

L’effet de la sieste, notamment sa durée et les stades de sommeil, sur les paramètres cardiovasculaires et humoraux reste un sujet d’études toujours d’actualité.

Publié en Janvier 2013
Auteur : C. Gauriau — Successful Aging, Boulogne-Billancourt
Références : Stang A et al. Sleep. 2012;35:1705 – 1712.
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