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L'anesthésie générale accélèrerait la maladie d'Alzheimer

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 08/04/2013

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Une étude canadienne publiée par Progress in neuro-psychopharmacology

L’anesthésie générale accélérerait et exacerberait l’une des principales manifestations de l’Alzheimer, selon une étude publiée dans la revue Progress in Neuro-Psychopharmacology & Biological Psychiatry.

Emmanuel Planel de l’Université de Montréal et ses collègues ont publié les résultats d’une étude portant sur les effets de l’anesthésie sur le développement de la maladie d”Alzheimer.

L’une des principales manifestations de la maladie est la formation d’enchevêtrements dans les neurones (cellules nerveuses). Ce problème est causé par une agrégation des microtubules qui sont des structures qui servent à la fois de squelette cellulaire et de rails de transport pour des molécules à l’intérieur de la cellule.

Normalement, la cohésion d’un réseau de microtubules est renforcée par les protéines tau. Chez les personnes atteintes d’Alzheimer, une altération chimique de ces protéines (hyperphosphorylation) fragilise l’ensemble.

En 2009, le professeur Planel et ses collègues avaient montré que la baisse de température corporelle entraînée par l’anesthésie générale contribuait à l’altération des protéines tau. Pour chaque baisse de 1 degré Celsius, l’hyperphosphorylation augmentait de 80% chez les souris. Plus ces dernières présentaient un stade avancé de la maladie, plus la production de protéines altérées était grande.

Depuis, des études réalisées sur des animaux indiquent que même sans baisse de température corporelle, l’administration d’un anesthésiant par voie sanguine ou respiratoire peut augmenter la formation d’enchevêtrements. L’anesthésique semble avoir un effet direct qui est accru par l’hypothermie”, concluent les chercheurs.

Pour le moment, aucune étude n’a pas établi de lien de causalité entre l’anesthésie générale et l’Alzheimer”, souligne le Pr Planel. Mais il semble plausible que l’anesthésie exacerbe la maladie.

Les chercheurs tentent de déterminer si certains anesthésiants causent moins d’hyperphosphorylation. Ils sont aussi sur la piste de molécules qui pourraient être administrées au moment de la chirurgie afin de prévenir les dommages aux protéines tau.
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