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Le gène ABCA7 doublerait le risque des Noirs Américains de développer la maladie d'Alzheimer

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 15/04/2013

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Une étude qui portait sur 6000 Afro Américains

Une étude dont l’objectif était d’étudier les mutations génétiques au sein de la communauté noire américaine a mis en évidence un gène muté – dont le rôle est mineur chez les Blancs — qui multiplierait par deux le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

Une étude, publiée mardi 9 avril, dans le Journal of the American Medical Association a mis en évidence le rôle d’un gène qui multiplierait par deux le risque des Noirs Américains de développer la maladie d’Alzheimer. 

Aux Etats-Unis, les Noirs sont plus souvent atteints de la forme tardive d’Alzheimer que les Blancs. 

Le gène ABCA7 révèle sans aucun doute un risque génétique de la maladie d’Alzheimer chez les Noirs américains”, souligne le Dr Richard Mayeux, professeur de neurologie à la faculté de médecine de Columbia à New-York, principal auteur de ces travaux.

Jusqu’alors, les données génétiques sur Alzheimer dans ce groupe de population étaient très limitées”, précise-t-il. ABCA7 est le premier gène d’importance majeure impliqué dans la forme tardive d’Alzheimer parmi les Noirs américains et fait courir un risque de développer la maladie comparable au gène APOE-e4 chez les Blancs, connu depuis deux décennies”, note le Dr Christiane Reitz, professeur de neurologie à la faculté de médecine Columbia.

Le rôle du gène APOE-e4 chez les Noirs américains est incertain.
Le gène ABCA7 intervient dans la production de cholestérol et de lipides, ce qui pourrait signifier que les déséquilibres du métabolisme des graisses pourraient être un facteur favorisant plus encore la survenue de la maladie d’Alzheimer chez les Noirs américains que chez les Blancs, relèvent ces chercheurs.

Dans la mesure où les déséquilibres des taux de cholestérol et de lipides — un facteur important dans les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux- sont plus fréquents chez les Noirs américains, des traitements anti-cholestérol pourraient réduire le risque d’Alzheimer ou retarder l’apparition de la maladie dans cette population.

Cette étude a porté sur près de 6.000 Noirs et les échantillons pour les tests ont été collectés par le consortium génétique de la maladie d’Alzheimer, un programme de recherche financé par les National Institutes of Health américains.

La maladie d’Alzheimer a été diagnostiquée chez environ 2.000 de ces 6.000 volontaires, les 4.000 autres étant sains. 90% de tous les cas de la maladie d’Alzheimer ‑qui affecte environ cinq millions d’Américains de 65 ans et plus- surviennent chez les plus de 80 ans.
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