Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Vieillir avec le VIH, un nouveau défi pour 10 000 personnes de plus de 60 ans

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 22/04/2013

0 commentaires
10 000 personnes de plus de 60 ans vivent aujourd’hui en France avec le virus du sida et elles s’inquiètent de leur avenir.

Avant 1996 et l’arrivée des trithérapies, la question principale était de survivre au VIH, non de vieillir avec.

Maintenant les personnes sous traitement vivent presque normalement”. Elles se trouvent dorénavant confrontées à de nouvelles situations : l’isolement, la solitude, l’apparition de pathologies liées au vieillissement dès 50 ans alors que la moyenne est de 65 ans pour la population générale, la crainte de la pauvreté pour ceux dont le parcours professionnel est décousu à cause de la fatigue liée au VIH

Beaucoup de ces personnes se sont retrouvées dans un état de précarité matérielle potentiellement amplifié par le vieillissement. Leurs inquiétudes sont nombreuses : vais-je trouver une maison de retraite sero-friendly ? comment renouer avec le désir sexuel ? sur quel entourage et soutien au quotidien vais-je pouvoir compter ?

Les acteurs de la lutte contre le sida sont donc confrontés à une situation complexe : Comment distinguer les effets du VIH des facteurs de vieillissement rencontrés par la population générale ? Dans quelle mesure les traitements ainsi que d’autres maladies invalidantes participent-ils à ce phénomène ? Les personnes séropositives forment-elles un « bloc unique » avec les mêmes besoins ou existe-t-il des « sous-populations » ?

Pour tenter de répondre à ces questions, la Direction Générale de la Santé (DGS) a interrogé un panel de 54 personnes âgées de 60 à 70 ans, une population en majorité masculine, comptant seulement 23 % de femmes (contre 35 % chez les moins de 60 ans), et une situation économique moyenne meilleure que celle des moins de 60 ans.
Cette génération a dans sa grande majorité bénéficié d’un système de protection sociale performant : l’assurance maladie leur procure un sentiment de sécurité face à l’avenir, écrit l’AFP. Une formation des personnels d’Epahd qui vont accueillir un patient VIH et un soutien psychologique aux personnes en souffrance comme les femmes contaminées par leur époux aujourd’hui décédé font partie des mesures suggérées.

L’association AIDES, organisatrice d’un colloque sur le sujet la semaine dernière, y a de son côté présenté un tableau différent. Elle a interrogé 52 personnes âgées de 50 à 71 ans en lien avec l’association, la plupart âgée de moins de 60 ans. Elle relève qu’une majorité vit avec moins de mille euros par mois, sous le seuil de pauvreté. Et d’après les + 50 ans qui ont répondu (300) à son enquête VIH, hépatites, et vous ?” de 2010, 30 % ont un emploi et moins d’un tiers sont propriétaires de leur logement. Un sur cinq a renoncé au-moins une fois à une consultation chez un médecin généraliste en raison de son coût et un sur trois au-moins une fois à une consultation chez un spécialiste”.


Partager cet article

Sur le même sujet