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Domotique, technologies et services pour l'autonomie : Michèle Delaunay et Arnaud Montebourg se mobilisent pour la Silver Economy

Auteur Rédaction

Temps de lecture 4 min

Date de publication 28/04/2013

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Discours de Michèle Delaunay et Arnaud Montebourg

Conférence silver economy 24 avril 2013Michèle Delaunay, ministre chargée des personnes âgées et de l’autonomie, et Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif ont lancé ce 24 avril au ministère des finances la « Silver Economy » ou économie du vieillissement, de la prévention, de l’accompagnement.

On peut s’interroger sur le choix d’un terme anglais : plus moderne, professionnel, technique ?

Les ministres pointent plusieurs enjeux pour cette économie du vieillissement
- des emplois non délocalisables : 300 000 dans les services à la personne d’ici 2010,
- des métiers industriels et de services valorisés, professionnalisés
- des secteurs d’activités mal connus : aides techniques (audition, vue), adaptation des logements (domotique), robotique, aides à l’autonomie (assistance, vigilance), la communication, le lien social…

Les freins à lever
Les produits et services de grands industriels (Orange, Legrand) comme les très petites entreprises manquent de visibilité.
L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) permet principalement de compenser un plan d’aides humaines (services à domicile) et n’ouvre pas suffisamment vers l’adaptation des logements, l’assistance, les technologies au service de l’autonomie…
Les circuits de distribution de ces produits et services sont à clarifier. Les ministres comptent aussi sur le poids des acteurs de la protection sociale (caisses de retraites, mutuelles, assisteurs, assureurs).
Les ergothérapeutes sont les professionnels les plus formés aux technologies, produits et services pour l’autonomie. Il faudra renforcer les formations des professionnels de santé (E‑learning).

Des labels qualité seront nécessaires.
Une grande campagne d’information sur les technologies au service de l’autonomie est indispensable selon le syndicat l’ASIPAG. Une semaine du bien vieillir et/​ou du bien être à domicile est envisagée ainsi que de faire du vieillissement le thème de la grande cause nationale 2013/2014.

Le plan d’actions
1. Définition d’une stratégie nationale de la Silver Economy
2. Déclinée la stratégie en région
3. Test d’une offre labellisée « Silver Economy » dans 3 régions pilotes avec le Conseil régional, l’Agence régionale de santé et les conseils généraux : « Living lab » (lieux de test, d’évaluation de la qualité d’usage des produits) ; identifier un opérateur pivot (Clic, assisteur, association ou entreprise, EHPAD – Etablissement pour personne âgée dépendante, Centre hospitalier) .
Pilote de la démarche Label : le CNR Santé.
4. Lancement d’offre labellisée « Silver Economy » : identifiée, répertoriées (Cf. Grappe Soliage), via un site Internet qui les répertorie

Michèle DelaunayVoir la conclusion en images de Michèle Delaunay :
Extrai
t : « La vieillesse est un naufrage, disait le Général de Gaulle ». Avec Arnaud Montebourg, Mme Delaunay veut fournir le canot et les rames pour s’en sortir. Quant aux baby-Boomers, ils vont fournir l’envie de ramer. Ils vont s’emparer de l’âge, ils vont dire « nous » en parlant des personnes âgées. Contrairement aux acteurs politiques (sympathiques jeunes gens de 75 ans facilement, blanchis sur pieds) qui parlent des âgés, des ainés en désignant les « autres ».




Voir en images la conclusion de Michèle Delaunay





Voir en images la conclusion d’Arnaud Montebourg


Solvabiliser la Silver economy : les pistes du groupe de travail Demande”

- Flécher l’APA sur les aides techniques ;
- S’assurer de la complétude du financement de l’amont à l’aval et de la solvabilité de la demande ;
- Augmenter / identifier où se trouve le consentement à payer : dans le cadre du bien vieillir ?
- Augmenter la part du financement par la solidarité nationale, pour permettre un plafonnement du reste à charge en cas de perte d’autonomie sur une longue durée.
- Autres modalités de financement possibles évoquées : Une 2e journée de solidarité ; Un effort supplémentaire des contribuables ; Une participation additionnelle des retraités (selon ressources) par une CSG augmentée ; Un recours sur succession ; Une taxation sur le patrimoine ;
- Instaurer un bouclier autonomie ;
- Mettre en place une assurance autonomie obligatoire ;
- Développer des contrats de prévoyance qui incluront à la fois des prestations de financement et des services ;
- Mettre en place une labellisation des contrats d’assurance autonomie, dans une démarche d’éthique commerciale, afin de généraliser les contrats plus lisibles, plus accessibles et qui prévoient clairement un certain nombre de garanties et prestations de services de qualité ;
- Recourir au prêt viager hypothécaire : la France est un pays massivement propriétaire. Les personnes âgées ne peuvent plus accéder au crédit, mais l’utilisation de produits financiers comme le crédit hypothécaire permettrait de rendre liquide et disponible des patrimoines immobilisés dans la propriété de biens immobiliers. Ces outils doivent être parfaitement encadrés par la loi pour en minimiser les coûts de gestion ;
- Mettre à contribution les familles des ayant droits en ouvrant largement la défiscalisation des produits et services permettant l’autonomie et le maintien à domicile.
- Mettre en place un tiers payant pour les aides à l’autonomie : Elargir le périmètre de la Carte Vitale par un Tiers Payant pour les dépenses sociales.
- Clarifier la tarification de la télé médecine : le paiement des actes de consultation réalisés à distance, leur remboursement et le mode de rémunération des médecins pour construire un modèle économique pérenne, (cf. propositions de l’ANAP : Tarification à l’acte pour la téléconsultation de médecine spécialisée et la télé expertise, car consultation ponctuelle ; Tarification au forfait, modulée selon pathologie, pour la télésurveillance et téléconsultation de médecine générale avec un praticien régulièrement sollicité.
- apporter des financements aux entreprises : Favoriser la création de Joint Venture ; Création de fonds d’amorçage et d’un fonds de croissance (Fonds d’environ 30 M€)
- Développer la solidarité de l’écosystème : avec par exemple la mise en place de contrats pré-commerciaux entre startups et collectivités territoriales pourrait aider à fluidifier le marché.

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