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Une étude britannique révèle un coût élevé de la télémédecine

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 13/05/2013

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… et une efficacité relative

Au moment où en France, les industriels appellent à une mobilisation politique en faveur de la télémédecine, les Britanniques publient une étude démontrant son faible rapport coût-efficacité. 
Une étude britannique sur l’utilisation de la télémédecine pour le suivi des patients souffrant de plusieurs maladies chroniques a été associée à une augmentation des coûts sans adjonction d’efficacité particulière. Un autre volet de l’étude qui portait sur les aspects psychologique et de qualité de vie n’a pas montré non plus de bénéfice.
Catherine Henderson de la London School of Economics & Political Science et ses collègues ont mené une étude sur 845 patients dans le but d’évaluer le principe de la télémédecine de façon globale. Cette étude WSD, publiée dans le British medical journal, s’est penchée sur le cas de patients utilisant différents équipements d’autosurveillance et d’échange de données entre patients et professionnels de santé. La plupart des patients souffraient de troubles liés au cœur, au diabète ou à la respiration. 
Les résultats n’ont pas montré de bénéfice statistiquement significatif en termes de survie ajustée sur la qualité de vie (QALY). Le Qaly est un indice britannique de mesure du rapport coût efficacité d’un projet de santé.
Pour les coûts, les chercheurs constatent une baisse de 12% des coûts d’utilisation du système de soins (hospitalisations, consultations…). Mais largement compensés par les coûts des équipements et de la télétransmissions, ce qui aboutit à un coût global plus élevé de 10%.
Le rapport coût-efficacité s’établissait à 92.000 livres (108.500 euros) par QALY, bien au-dessus des 30.000 livres (35.400 euros) par Qaly, seuil accepté outre-Manche pour homologuer un nouveau produit de santé.
Les auteurs estiment que le coût de la télésanté pourrait baisser en combinant une baisse de prix des équipements et une amélioration des capacités des services impliqués. 
L’étude n’a mis en évidence aucun bénéfice concernant les aspects psychologique et de qualité de vie. Elle n’a pas non plus révélé d’effets nocifs de la télémedecine. 
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