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DMLA : une étude confirme que l'efficacité de l'Avastin est égale à celle de Lucentis

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 21/05/2013

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Les 7èmes Journées d’information sur la DMLA auront lieu en juin

  • Le seul médicament autorisé contre la Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), le Lucentis, coûte vingt fois plus cher que l’Avastin qui n’est pas autorisé. Or une étude récente démontre qu’il est tout aussi efficace. 
  • Par ailleurs, les 7èmes Journées nationales de dépistage et d’information sur la DMLA auront lieu du lundi 24 juin au vendredi 28 juin 2013
Campagne dmla 2013Depuis deux ans, un débat virulent oppose les médecins aux autorités sanitaires concernant l’utilisation des deux médicaments à disposition contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Le premier, le Lucentis (laboratoire Novartis) dispose d’une autorisation de mise sur le marché et coûte 800 euros la dose. Le second, l’Avastin (laboratoire Roche), coûte vingt fois moins mais n’a pas d’AMM dans cette indication ophtalmologique. Les deux molécules procèdent de la même manière : elles sont injectés dans l’œil et réduisent le risque de devenir aveugle. 

En 2012, une circulaire de la Direction générale de la santé a interdit aux médecins d’utiliser l’Avastin contre la DMLA dans la mesure où ce médicament ne disposait pas d’AMM dans cette indication. Les médecins ont riposté en montant une étude coordonnée par les Hospices civils de Lyon dont les résultats établissent une équivalence d’efficacité entre l’Avastin et le Lucentis. Les résultats de l’essai clinique ont été présentés au récent congrès d’ophtalmologie de Seattle (États-Unis) et publiés dans la revue Ophtalmology.

Cette recherche française confirme des essais cliniques menés aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Il est probable que l’attitude des autorités sanitaires françaises, très rigides sur l’utilisation des médicaments hors AMM depuis le Mediator, devrait évoluer.

Journées de la DMLA

Les journées d’information et de dépistage de la DMLA, créées en 2007, ont mobilisé en 2012, 291 médecins et 74 centres hospitaliers aux côtés de l’Association DMLA. Le but de ces journées est de sensibiliser le grand public sur la maladie, informer sur les traitements, inciter les seniors au dépistage et positionner cette pathologie comme un enjeu de santé publique majeur. 
Cette pathologie est la première cause de cécité légale (acuité visuelle de 120) et de malvoyance chez les plus de 50 ans dans les pays développés. La DMLA se traduit par une perte de la vision centrale. Cette zone de quelques millimètres de diamètre représente seulement 2 à 3 % de la surface de la rétine mais transmet 90 % des informations visuelles au cerveau. La macula est spécialisée dans la vision des détails, des couleurs et la fixation du regard. 
En l’absence de traitement, les lésions de la macula retentissent sur l’acuité visuelle : la lecture, l’écriture, la reconnaissance des visages, la conduite automobile…Plus les lésions évoluent, plus ces activités deviennent difficiles, voire impossibles.
La DMLA se déclare après 50 ans et touche près d’un million de personnes en France. Les experts prévoient une multiplication par deux de ce chiffre au cours des vingt prochaines années en raison de l’augmentation de l’espérance de vie.
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