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Edito : une maison de retraite à 10 000 km ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 03/06/2013

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Annie de VivieSix personnes âgées sur dix ne parviennent pas à payer seules leur maison de retraite, selon le récent sondage Sofres/​FHF.

On le sait, avec des restes à charge” de 2200 euros par mois (rapport Igas) et des retraites moyennes dépassant à peine 1200 euros, les familles financent mal un service qui répond souvent à un besoin de santé réel. Ce qui fait dire à Pascal Champvert, qui dirige des établissements et services et préside l’Ad-PA, que la maison de retraite est mal remboursée”.

Certains acteurs politiques prennent le taureau par les cornes et décident de lancer un service public départemental de maisons de retraite (à 60 euros par jour), comme dans l’Essonne. Ils imaginent que l’on pourra faire plus avec moins”.

Reste à garantir la qualité du prendre soin avec des professionnels en nombre suffisant et formés à un soin de qualité, composé d’approches médicamenteuses et non médicamenteuses … Dans lannuaire d’Agevillage les résidents ont la parole pour donner leur avis sur la qualité perçue. Le label Humanitude est mis en valeur.

On pensait ces services aux personnes âgées fragilisées non-délocalisables et pourvoyeurs d’emplois. Michèle Delaunay a ainsi lancé l’opération Une maison de retraite, un service à domicile, un emploi d’avenir”.

Mais la tension sur les finances des résidents et de leurs proches est partout la même en Europe. En Allemagne, certains décident de délocaliser leur grands-mères ou grands-pères” dans les pays de l’est, voire en Thaïlande à 10 000 km de leur village comme le raconte le Monde Diplomatique de ce mois de juin. C’est la mondialisation des vieux ! Les entreprises délocalisent en Asie pour fabriquer moins cher. Les familles font la même chose pour un hébergement meilleur marché. Sauf que les vieux” ne sont pas des marchandises. 

Face aux tensions budgétaires, les pays européens cherchent à promouvoir le bien vieillir et la fin de vie dans la dignité mais sans y mettre de moyens.
Quitte à fermer les yeux sur ces délocalisations indignes.
Jusqu’à quand ?

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