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La téléassistance : première technologie de l'aide à l'autonomie

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 08/07/2013

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BIJOUCOM par Raphaël Goute300 000 abonnés en 2008, plus de 530 000 en 2013, la téléassistance via un boitier ou un médaillon, s’impose dans la Silver Economie (ou économie de l’âge) chère aux ministres Michèle Delaunay et Arnaud Montebourg. Le mouvement est lancé.

A l’usage, les personnes utilisent le service à 5% pour des appels de réelle urgence (chute), 5% pour orienter ou coordonner l’aide à la vie quotidienne. Une majorité l’utilise comme outil de communication afin d’échanger avec un professionnel de l’écoute, de l’aide, mais aussi être mis en relation avec ses proches.

Au regard de l’heure de l’aide à domicile (20 euros), un abonnement à un euro par jour pour la téléassistance s’avère rentable notamment pour les collectivités locales (qui subventionnent ou intègrent le service dans le plan d’aide APA : allocation personnalisée d’autonomie).
15% des utilisateurs se sont abonnés dans aides publiques.

Pour lever la stigmatisation personne à risque de perte d’autonomie” que peut représenter les médaillons sur le marché, Michèle Delaunay, ministre des personnes âgées et de l’autonomie, a récompensé un jeune étudiant designer qui a inventé un médaillon-bijou (cf. photo). Les services peuvent aussi se cacher dans des bracelets, des montres.

Associée à un plateau d’écoute performant, à des technologies qui se modernisent (tablette, domotique), s’appyant sur un réseau de proximité (famille, voisins), la télé-assistance s’impose petit à petit comme un service pratique, utile et efficace pour rester en lien avec ses proches, avec les services d’aide et demain de soins (avec la télémédecine, qui est un autre service). En savoir plus avec lAfrata : association française de téléassistance.

La Grande ‑Bretagne compte de 2 millions d’abonnés Télé-assistance. La marge de progression reste réelle en France.

Attention aux escrocs 

Depuis 2007, date de l’octroi d’avantages fiscaux dans le cadre de la loi sur les services à la personne, le secteur a vue l’irruption de professionnels peu scrupuleux.
Que Choisir ? qui a mené l’enquête en 2013, a découvert des entreprises qui abusent de la faiblesse des personnes âgées qui leur ouvrent la porte, signent des contrats léonins aux clauses de résiliations abusives…

Quand le problème n’est pas commercial, il peut être technique. Certaines entreprises posent des matériels sans en expliquer le fonctionnement, provoquent des dégâts dans la connexion Internet ou même la liaison téléphonique et, bien sur, ne se donnent pas la peine de venir réparer. 

Impossible de résilier ensuite sans avoir à payer des sommes qui vont de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros.
Que Choisir ? en appelle aux pouvoirs publics pour qu’ils élaborent un contrat type et des critères de qualité précis et communs au secteur. 

Caisses de retraite, départements, mutuelles… sont aussi invités à informer leurs adhérents et usagers contre les risques liés au choix d’un mauvais opérateur.

Une norme AFNOR et demain un Label de l’AFRATA devraient permettre de se rassurer sur ce service utile.

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