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Comprendre les fragilités

Covid-19 : la vaccination des 75 ans et plus et des personnes fragiles a démarré

Auteur Raphaëlle Murignieux

Temps de lecture 3 min

Date de publication 18/01/2021

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C’est aujourd’hui : les personnes âgées de 75 ans et plus ainsi que les particuliers considérés à haut risque de développer une forme grave de la maladie peuvent se faire vacciner ce lundi 18 janvier contre le covid-19. Mode d’emploi.

Qui est concerné ?

Tout d’abord, toutes les personnes de 75 ans ou plus où qui ne vivent pas dans des établissements médicosociaux (Ehpad, résidences autonomie, unités de soins de longue durée…)

Dans ces structures, qui accueillent en grande majorité des personnes plus âgées donc plus à risques, la campagne débutée le 27 décembre 2020 se poursuit.

Sont aussi concernée les personnes considérées comme à risque, quel que soit leur âge, c’est-à-dire les personnes :

  • atteintes de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
  • atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
  • transplantées (organes solides ou cellules souches hématopoïétiques par allogreffe) ;
  • atteintes de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes ;
  • atteintes de certaines maladies rares (voir la liste) ;
  • atteintes de trisomie 21.


Au total, plus de 6 millions de personnes sont concernées.

Où va se dérouler la vaccination ?

Jean Castex annonçait jeudi l’ouverture de plus de 600 centres aujourd’hui.

Des centres qui peuvent être situés dans des hôpitaux, mais pas nécessairement. Ainsi, un espace de vaccination a été ouvert au Palais des festivals de Cannes, au Centre gérontologique de Marseille ou au Centre des congrès de Vierzon.

Ailleurs, des mairies, des centres de santé ou des cabinets médicaux accueillent les particuliers venant se faire vacciner.

La liste de tous ces lieux est publiée sur Santé.fr.

Si le site a connu quelques soucis au démarrage, il est désormais opérationnel, dans une version simplifiée.

La liste des centres est aussi disponible sur les sites des Agences régionales de santé.

A noter : les personnes ayant des difficultés pour se déplacer peuvent se faire accompagner. Renseignez-vous auprès de la mairie pour connaître les dispositifs mis en place, ou faites appel à un service d’aide à domicile.

Comment prendre rendez-vous ?

La prise de rendez-vous est en théorie possible depuis le 14 janvier, sur Sante​.fr, qui renvoie de fait sur des plateformes privées.

Le gouvernement a en effet passé un accord avec Keldoc, Doctolib ou Maiia pour fluidifier la prise de rendez-vous.

Les particuliers peuvent aussi réserver un créneau pour se faire vacciner directement sur ces plateformes, sans passer par Santé.fr.

Et pour les personnes qui ne sont pas à l’aise avec internet ?

Pour les personnes en situation d’exclusion numérique (auxquelles le Sénat vient de consacrer un rapport) et celles qui se sentent plus à l’aise par téléphone, le gouvernement a mis en place un numéro vert national, le 0800 009 110 (tous les jours, de 6h à 22h).

Mais certaines communes proposent des alternatives, comme Strasbourg, qui a dédié le 0800 60 90 90 (appel gratuit, de 7j/​7 de 9h à 20h) à la prise de rendez-vous ou Paris, qui offre de prendre rendez-vous en ligne pour les Parisiens appelant au 3975.

Il est aussi possible d’appeler directement le centre de vaccination le plus proche de chez soi, leurs numéros figurant sur la liste de Santé.fr.

Que se passe-t-il une fois sur place ?

Lors du rendez-vous, les personnes de plus de 75 ans doivent présenter leur pièce d’identité ; et les personnes malades à risque une prescription de leur médecin traitant.

Les candidats à la vaccination doivent ensuite remplir un questionnaire médical afin de vérifier qu’ils peuvent recevoir l’injection. Il leur sera notamment demandé s’ils ont eu le covid-19 au cours des trois derniers mois, s’ils souffrent d’allergies graves, s’ils présentent des symptômes, s’ils ont été récemment vaccinés contre la grippe…

Selon leurs réponses ou en cas de doute, ils verront un médecin.

Une fois l’injection réalisée, ils resteront sur place, sous surveillance durant 15 minutes. Il s’agit principalement de vérifier qu’aucune réaction allergique ne se produise. Le 15 janvier, 5 personnes sur 388 730 vaccinées avaient eu une réaction de cette nature. D’après les premiers éléments, ces réactions surviennent moins de 15 minutes après l’injection.

Avant de partir du centre, il faudra également se renseigner sur la prise de rendez-vous pour recevoir la seconde dose de vaccin.

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