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Trouver son lieu de vie

Ehpad : les visites en chambre et les sorties à nouveau autorisées pour tous les résidents

Auteur Raphaëlle Murignieux

Temps de lecture 3 min

Date de publication 15/03/2021

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Retour progressif à la vie sociale

Le premier assouplissement des mesures en Ehpad avait un goût de trop peu : après une première mise à jour des recommandations diffusée le 6 mars permettant les sorties des résidents vaccinés, la ministre déléguée chargée de l’Autonomie Brigitte Bourguignon a adressé le 12 de nouvelles consignes aux directeurs d’établissement, à mettre en œuvre dès le samedi 13.

Les précédentes consignes n’étaient « qu’une mise à jour technique des recommandations du ministère concernant les sorties des résidents suite l’avis du Conseil d’Etat » du 3 mars, précise le cabinet de la ministre.

L’institution avait alors jugé l’interdiction de sortie est disproportionnée, et l’avait donc suspendue.

Une autorisation — sous conditions — des sorties insuffisante pour les résidents et les familles, voire discriminatoire, et qui appelait plus d’ouverture, d’autant que la campagne vaccinale connaît un grand succès en Ehpad. Un point de vue partagé par l’Académie de médecine.

Au 9 mars, 85,6 % des résidents d’Ehpad ou d’USLD avaient reçu une première dose de vaccin contre le covid-19, et 63,7 % les deux doses.

En parallèle, les nombres de cas et de décès baissent significativement depuis plusieurs semaines.

De nouvelles autorisations…

Dont acte. Les nouvelles recommandations ont été rendues publiques le 12 mars, quelques jours après la réunion hebdomadaire entre Brigitte Bourguignon et les représentants des établissements.

Si la situation ne permet pas « de reprendre une vie sociale sans contrainte », il autorise néanmoins : 

  • Les visites en chambre (avec tests 4 et 7 jours après pour les résidents non vaccinés)
  • Les sorties aux alentours des établissements pour tous les résidents
  • Les repas collectifs, dans le respect des mesures barrières
  • Les sorties dans la famille, avec l’accord du médecin coordonnateur pour les résidents non vaccinés, qui devront par ailleurs à leur retour effectuer deux tests RT-PCR (à J+4 et J+7) et ne pourront pas prendre part aux activités collectives et aux repas collectifs durant une semaine. 

Autre nouveauté de taille, les résidents immunisés par une infection récente (survenue entre 15 jours et 6 mois auparavant) sont considérés comme des résidents vaccinés.

Des allègements bienvenus pour l’association de résidents Citoyennâge.

… à adapter au cas par cas

Les nouvelles consignes précisent par ailleurs que « chaque direction d’établissement peut assouplir les mesures de gestion de l’épidémie en fonction de l’avancement de la campagne vaccinale et de la situation épidémique locale ».

Cet assouplissement doit se faire en consultant le personnel, les résidents et les familles, notamment par l’intermédiaire du conseil de vie sociale, et « faire l’objet d’une communication à l’ensemble des personnes accompagnées et leurs proches et aux professionnels extérieurs (par mail, et/​ou téléphone, site Internet de l’Ehpad et affichage) ».

L’allègement des contraintes doit par ailleurs être progressif et éventuellement sectorisé.

Mais « la détection d’un cas parmi les résidents ou les professionnels des Ehpad et USLD doit conduire à une remise en cause immédiate des mesures d’assouplissement dans les établissements touchés ».

Témoignage : Martine B. a voulu rendre visite à sa mère en Ehpad samedi 13 mars

Malgré la vaccination de ma maman, l’Ehpad où elle vit continue d’organiser des visites en parloir. Il est situé à 250 km de chez moi avec des horaires de trains limités le week-end. Malgré une demande de visite le mercredi pour le samedi, j’ai essuyé un refus avec une proposition le dimanche, pas possible étant donné les limites des trains. C’est partie remise au week-end prochain, en espérant des assouplissements de conditions de visite suite aux derniers protocoles. Si ma maman semble plutôt bien vivre ces conditions, ce qui est réconfortant, personnellement je souffre de n’avoir pu la toucher, lui prendre les mains, nous serrer dans les bras, depuis un an maintenant. Et je ne suis pas la seule : un de ses petit-fils m’accompagnera à la prochaine visite !

Martine B., fille de résidente
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