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Comprendre les fragilités

Grand âge : ne plus avoir peur

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 02/05/2022

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Dans son ouvrage N’ayez plus peur de la retraite, le neurologue Pascal Chaine partage des conseils pratiques pour une santé physique et mentale optimale jusqu’au bout de la vie.

Il aide à affronter la peur, cette émotion puissante, indispensable pour nous protéger mais qui peut, en excès, devenir mauvaise conseillère, voire nous envahir, nous inhiber.

Comme la peur de vieillir… mal et de dépendre des autres, comme le souligne la doyenne des Français : Soeur André, devenue doyenne de l’humanité.
Mais pour vivre au mieux, elle affirme aussi et clame haut et fort que la tendresse, c’est tout”. Quel beau programme !

Une autre peur est celle de devoir entrer dans ces établissements repoussoirs que sont encore aujourd’hui les Ehpad
(établissements pour personnes âgées dépendantes). Avec des affaires comme celle d’Orpea dont les audits internes confirment les révélations du livre de Victor Castanet, Les fossoyeurs — cité jusque dans le débat de l’entre-deux-tours.

Or pour conjurer cette peur et rassurer les personnes concernées, leurs proches aidants, pour attirer les talents professionnels qui désertent : mieux vaut miser sur l’ouverture, la transparence. C’est ce que montrent ces cafés des familles, ces artistes en résidence qui apportent leur énergie et se nourrissent aussi de la vie dans ces structures. Echanges, photos, dessins, musiques, expositions… là aussi quel beau programme !

Parmi les peurs au grand âge, il y a bien sûr la peur de ne pouvoir faire face aux dépenses, aux coûts des services indispensables
quand le Smic augmente… et c’est normal aussi au regard de l’inflation.

Autre peur vécue, celle d’épuiser ses proches aidants,
quand 85 % des anciens aidants continuent d’avoir besoin d’aide, selon une étude qui leur est consacrée.

Chacun va trouver des stratégies personnelles pour faire face et vivre avec ses peurs. Mais c’est aussi un enjeu collectif, politique.

Gageons que l’adaptation de notre société à son vieillissement soient dans les premières priorités du gouvernement des 100 premiers jours du prochain gouvernement.

Investir dans le grand âge sera positif pour tous les âges, pour l’intérêt général. De nombreux territoires l’ont compris comme le Nord avec sa plateforme participative Phosphor’âge ou les Assises des solidarités dans l’Eure.

Si l’on peut se convaincre individuellement et collectivement que l’on peut vieillir debout, malgré tout, partout, jusqu’au bout, on réussira surement à conjurer nos peurs de l’avancée en âge, du grand âge.

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