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Comprendre les fragilités

La société civile et le gouvernement se mobilisent pour faciliter la vaccination

Auteur Raphaëlle Murignieux

Temps de lecture 3 min

Date de publication 12/04/2021

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Solutions pour trouver un rendez-vous, contre le gâchis de doses…

Alors que la couverture vaccinale atteint désormais 73% pour les résidents d’Ehpad, la vaccination contre le covid-19 se déploie plus lentement dans le reste de la population. Difficultés pour trouver un rendez-vous, pour se rendre sur les lieux de vaccination, gâchis des doses inutilisées en fin de journée… des raisons qui expliquent en partie ce retard. Pour y remédier, le gouvernement mais aussi la société civile se mobilisent, dans l’espoir d’entrevoir enfin une sortie de crise.

Le 6 avril, seules 3 227 796 personnes avaient reçu deux doses de vaccin (soit 4,8 % de la population), loin de l’objectif de 15 millions de vaccinés pour fin mars annoncé par Jean Castex en décembre dernier.

Un objectif désormais revu à la baisse : le Premier ministre espérait en mars que 10 millions de Français au moins auraient reçu une première dose d’ici à mi-avril. Selon les données diffusées par Santé publique France, ce seuil a été franchi le 10 avril.

Depuis ce lundi, les personnes de 55 ans et plus ont par ailleurs rejoint la liste des candidats prioritaires pour la vaccination.

En revanche, de nombreuses pathologies, dont la maladie d’Alzheimer, ne permettent toujours pas d’accéder à la liste.

Aller vers les plus de 75 ans non vaccinés

Depuis le 31 mars, l’Assurance maladie cherche à entrer en contact avec les personnes de 75 ans et plus non vaccinées via :

  • Des appels téléphoniques pour leur proposer un rendez-vous ;
  • Des envois de SMS leur communiquant un numéro de téléphone « coupe-file » pour qu’ils puissent plus facilement prendre rendez-vous ;
  • Des courriers envoyés au 1,2 million de Français pour lesquels elle ne dispose ni de ligne de portable ni de fixe, selon le JDD.

En parallèle, les vaccibus continuent de sillonner les routes de France à la rencontre des personnes, une idée mise en œuvre aussi en Italie comme à Venise où c’est un vaporetto qui se rend sur les îles de la lagune pour faciliter la vaccination.

Vitemadose, pour trouver un rendez-vous plus facilement

Pour trouver plus facilement un rendez-vous en centre de vaccination, Guillaume Rozier, ingénieur data scientist et créateur du site CovidTracker qui agrège les chiffres sur le covid-19, a lancé Vitemadose il y a quelques jours.

Les algorithmes utilisés par la plateforme analysent les données des sites de réservation de rendez-vous (Doctolib, mais aussi Maiia et Keldoc) pour détecter les rendez-vous disponibles. L’utilisateur peut ainsi connaître en un clic les créneaux libres à l’échelle de son département.

Un outil en open source et totalement gratuit.

Covidliste et Covid anti-gaspi : des solutions pour éviter le gâchis de doses

En optimisant les plannings des centres de vaccination, Vitemadose permet aussi d’éviter que des doses soient jetées faute d’avoir été utilisées.

C’est aussi l’objet de Covidliste et Covid anti-gaspi. En lien avec les hôpitaux et les centres de vaccination, les deux applications mettent en relation les lieux de vaccination et les utilisateurs inscrits, pour que ces derniers puissent bénéficier de ces doses « en trop » même s’ils ne sont pas prioritaires.

Covidliste a été lancé par des ingénieurs bénévoles, Covid anti-gaspi par une start-up spécialisée dans le domaine de la santé. Tous deux sont gratuits. Ce lundi 12 avril, près de 600 000 personnes étaient inscrites sur Covidliste.

Vaccination, et après ?

Malgré toutes ces initiatives, il faudra encore du temps avant de retrouver une vie normale. Pour atteindre l’immunité collective, il faudrait que 70 à 80 % de la population soit vaccinée. 

Le Conseil d’Etat a d’ailleurs rejeté début avril la demande d’un retraité de 83 ans, vacciné, en vue de « suspendre les restrictions de déplacement prises par le Gouvernement afin qu’elles ne s’appliquent plus aux personnes vaccinées ».

La Commission européenne prévoit cependant le lancement d’un « passeport sanitaire » en juin, permettant aux personnes vaccinées, ayant passé un test RT-PCR négatif ou immunisées suit à une infection de voyager cet été au sein de l’Union.

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