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Comprendre les fragilités

Malade Alzheimer, debout et citoyen : même en Ehpad ?

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 07/06/2021

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Qui ne redoute pas la maladie d’Alzheimer ? 

Pour aider à la regarder en face, à l’accompagner concrètement, tous les jours, jusqu’aux établissements dédiés (les Ehpad) : 

Remercions ces artistes qui nous aident à appréhender ces réalités comme le film oscarisé The Father où la performance d’Anthony Hopkins nous plonge en immersion dans la tête d’une personne malade. Il nous montre le niveau de compétences, de savoirs à déployer de la part des proches (incroyable Olivia Colman) comme de l’entourage professionnel. 

Remercions ces outils technologiques, ces jeux vidéos qui s’affranchissent des barrières de l’âge.

Remercions les Petits Frères des Pauvres qui publient un plaidoyer pour réveiller les consciences, 100 mots contre l’isolement des plus âgés, de A à Z : de A comme accompagnement à Z comme zone rurale.

Remercions ces cohabitations intergénérationnelles, ces habitats partagés, ces colocations, ces Ehpad du futur… bref, ces solutions de demain qui s’inventent aujourd’hui.

Remercions ces établissements labellisés Humanitude qui s’engagent malgré la crise à ne jamais proposer de soins de force sans abandonner les soins, à vivre et mourir debout, à respecter l’intimité, la singularité, à rester ouverts sur l’extérieur et à rester des lieux de vie-lieux d’envies, malgré tout, malgré les maladies neuro-évolutives comme Alzheimer, avec leur cortège de troubles associés, épuisants. Le retour d’expérience de ces labellisés montre l’investissement réalisé par ces équipes pour renforcer leur professionnalisme, leurs savoir-faire. 

Le député Raphaël Schellenberger a visité l’Ehpad public labellisé Le Sequoia à Illzach près de Mulhouse. Il témoigne des sourires des habitants, y compris les personnes malades, désorientées, mais aussi des sourires des personnels, solides, debout, fiers de leur prendre soin. Cet investissement dans ce 1er label de bientraitance est positif, voire rentable : il aboutit notamment à une meilleure qualité de vie au travail, avec des taux d’absentéisme inférieurs à la moyenne chez les labellisés Humanitude de la région Grand-Est.

Toutes ces initiatives gagnent à être connues, reconnues et intégrées dans la future loi Grand âge. Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé ce week-end qu’elle serait déposée courant de l’été en conseil des ministres, « de manière à pouvoir potentiellement être examiné à la rentrée » par le Parlement.

Pour vivre, vieillir, debout, citoyen, jusqu’au bout, même avec la maladie d’Alzheimer.
Car bien entouré de solutions, de services positifs, moteurs sur les territoires, rassurants, labellisés.

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