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Comprendre les fragilités

Masques, vitamine D, vaccins : la prévention du covid-19 en questions

Auteur Raphaëlle Murignieux

Temps de lecture 3 min

Date de publication 25/01/2021

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Alors que les chiffres rendus publique par les autorités en fin de semaine dernière sont préoccupants, avec notamment une augmentation du nombre de cas chez les 75 ans et plus et dans les Ehpad ; que les variants sud-africain et britannique inquiètent ; différentes informations sur les mesures de prévention efficaces contre le covid ont circulé ces derniers jours. Le point pour y voir plus clair.

Les masques en tissus sont-ils efficaces ?

Suivant les recommandations du Haut conseil de santé publique, le ministre de la Santé Olivier Véran demande de ne plus utiliser de masque en tissu de catégorie 2 ou de masques faits maison, jugés moins efficaces contre la propagation des variants émergents, qui seraient plus contagieux.

D’après l’Agence française des normes (Afnor), les masques en tissu de catégorie 2 filtrent en effet 70 % des particules contre 90 % pour ceux de catégorie 1 et 95 % pour les masques chirurgicaux jetables.

Un décret allant en ce sens doit être publié ce début de semaine.

Comment connaître la catégorie de mon masque en tissu ?

Les masques en tissu vendus dans le commerce doivent porter le sigle Afnor sur leur emballage ainsi que la catégorie : soit catégorie 1 ou 2, soit UNS1 ou UNS2, pour « usage non sanitaire » 1 ou 2.

Attention, pour que le masque reste efficace, il faudra respecter le nombre de lavages conseillé, et veillé à ce qu’il soit bien plaqué sur le visage de son porteur.

Les gestes barrières restent évidemment indispensables : distance, lavage des mains et des surfaces régulier…

À noter : les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et leurs enfants à partir de 6 ans recevront dans les jours qui viennent 6 masques de catégorie 1 chacun, lavables 50 fois, a annoncé le ministère de la Santé.

Faut-il prendre de la vitamine D ?

Une tribune publiée le 8 janvier dans la Revue du praticien, et signée par 73 experts et 6 sociétés savantes (dont la Société française de gériatrie et gérontologie), appelle à supplémenter l’ensemble de la population française en vitamine D.

Différentes études tendent en effet à monter un effet protecteur de la vitamine contre le covid-19.

« Le maintien d’un statut vitaminique D satisfaisant présente de toute façon des bénéfices au-delà de la Covid-19 en favorisant, entre autres, la santé osseuse et neuromusculaire et en étant associé à une amélioration du pronostic dans certains cancers »

rappellent en outre les signataires, qui indiquent que la moitié environ de la population présente un déficit en vitamine D, un chiffre qui monterait à plus de 80 % chez les plus âgés.

Des carences souvent liées à un manque d’exposition au soleil, la vitamine étant synthétisée par la peau sous l’action des UVB.

Les ventes ont explosé en pharmacie suite à cette annonce, mais pour rappel, l’exposition au soleil permet de compenser en grande partie les carences.

Par ailleurs, la vitamine D se trouve aussi dans certains aliments, et notamment :

  • L’huile de foie de morue,
  • Le saumon,
  • Le hareng,
  • Les anchois,
  • La sardine,
  • Le maquereau,
  • La margarine,
  • Le thon,
  • Les œufs,
  • Le beurre.

Aucune étude ne démontre un effet néfaste d’une supplémentation en vitamine D.

Quand pourrai-je être vacciné.e ?

Selon le calendrier vaccinal, après les personnes de 75 ans et plus, les personnes à risque et certains professionnels, la vaccination devrait être élargie à partir de fin février, début mars 2021 aux personnes âgées de 65 à 74 ans, puis ouverte à tous à partir du printemps 2021.

Mais des retards de livraison et des problèmes logistiques entraînent toujours des retards dans le déroulement de la campagne.

Par ailleurs, des groupes anti-vaccin mettent la pression sur les directeurs d’Ehpad pour les inciter à ne pas vacciner les résidents.

Pour vacciner plus de monde, la Haute autorité de santé recommande dorénavant d’espacer l’injection de la deuxième dose de 6 semaines, contre 3 comme le recommandent les fabricants des vaccins Pfizer/​BioNTech et Moderna, mais aussil’Académie de médecine.

Sur le terrain, certains rendez-vous pour la deuxième injection pourraient donc être décalés. Difficile, donc, d’avoir de la visibilité sur la suite, alors que la France vient de franchir le palier d’un million de personnes ayant reçu la première injection.

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