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Trouver son lieu de vie

Poursuivre sa vie dans un Ehpad : la Fondation de l'Académie de médecine partage quatre conseils pour limiter la douleur du déracinement

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 3 min

Date de publication 30/05/2022

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Tarifs pas forcément en lien avec le niveau d'accompagnement, aménagements plus ou moins adaptés aux handicaps, niveaux de soins proposés (pour les personnes atteintes de troubles cognitifs)... Alors que la déflagration du livre Les Fossoyeurs continue de résonner, alors que des magazines comme l'Obs lancent une enquête pour distinguer les Ehpad (voici les liens pour participer en tant que proche, en tant que professionnel), la Fondation de l'Académie de médecine partage quatre conseils pour limiter les difficultés, voire les douleurs liées à l'entrée en établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), quand la vie dans le domicile historique n'est plus possible.

L’importance de la visite préalable

Pour la fondation, la visite préalable de l’établissement par le futur résident et le référent familial permet de découvrir un environnement inconnu soumis à beaucoup de préjugés. Elle est un temps d’échange essentiel avec un membre de l’équipe de direction, afin de lui faire préciser le fonctionnement de l’établissement ainsi que les modalités financières d’hébergement.

Une fois la décision prise, l’accompagnement humain, la Fondation de l’Académie liste des conseils pratiques :

  • une entrée programmée à une heure confortable pour un bon accueil du résident ;
  • un professionnel/​référent qui prend le temps de lui faire visiter l’établissement pour l’aider à se repérer (NDLR : pour l’association Old’Up cet accueil est clé et peut être partagé avec un autre habitant parrain/​marraine”) ;
  • une place au restaurant anticipée et dont la pertinence est évaluée dès les premiers jours ;
  • un recueil, précoce aussi, des habitudes de vie du résident, par le psychologue et l’animateur, en vue du travail d’accompagnement ;
  • une rencontre, après quelques semaines, entre le résident (si son état de santé le permet), son référent familial, l’infirmier coordonnateur et le responsable administratif pour donner des réponses aux demandes non satisfaites par la rédaction du contrat de séjour, désigner une personne de confiance en vue de la rédaction des directives anticipées, et proposer de participer à la vie de l’établissement (commission de vie sociale, bénévolat…).

S’informer, anticiper, accompagner, être pris en soin

La fondation insiste sur les quatre précautions pour faciliter, adoucir l’entrée et la vie en Ehpad :

  • Anticiper, autant que possible, la décision d’entrée pour pouvoir renforcer l’information du résident et de sa famille sur les modalités de prise en charge et les coûts des prestations proposées, afin que le choix d’un Ehpad de proximité se fasse dans le calme, suffisamment tôt, par le biais d’une préinscription, et selon des critères d’entrée qui conviendront à la famille et réduiront les tensions en son sein. Avant la décision d’y entrer, la visite de l’établissement par le futur résident vise à lui permettre de se projeter dans son futur lieu de vie et à le rassurer. NDLR : lien vers le dossier national d’admission en Ehpad.
  • S’assurer qu’en poursuivant sa vie dans un Ehpad, le résident poly-pathologique et en situation de vulnérabilité se verra offrir des soins techniques, mais surtout un accompagnement humain, stable et chaleureux par les personnels les plus proches de lui, qui auront été formés et fidélisés le mieux possible ;
  • Favoriser la diversité et la capacité suffisante des structures d’accueil, pour répondre aux différents besoins, au niveau de chaque territoire, car un modèle normatif et sécuritaire unique est inadapté aux aspirations sociales (libre choix, sécurité, liberté de circuler, maintien du lien social) ;
  • Veiller à ce que l’information préalable, indispensable à la décision éclairée d’une entrée en Ehpad, soit la plus largement disponible, y compris sur les sites des autorités régulatrices ministérielles ou régionales.

Pour aller plus loin : des Assises de la longévité, de l’autonomie à suivre partout en France

Lors de la 2eme journée de l’autonomie organisée par la Mutualité Française Bourgogne-France Comté, on a repensé l’Ehpad de demain avec un guide bourré d’astuces, de conseils pour des lieux de vie où l’on est bien accompagné, bien pris en soin.

Rendez-vous aussi la semaine prochaine les 8 et 9 juin aux Assises du bien vieillir/​Longevity au Futuroscope à Poitiers et les 20 et 21 septembre aux Assises martiniquaises du bien vieillir en présentiel ou à distance.

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