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Quand Miss France met sa notoriété au service du grand âge

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 2 min

Date de publication 22/03/2021

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Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir le parcours d’Amandine Petit, qui de proche aidante d’un parent atteint de la maladie d’Alzheimer a décidé de poursuivre ses études d’infirmière, puis de gestion d’établissement pour devenir directrice d’un établissement pour personnes âgées plus ou moins autonomes.

Cette ambassadrice de la beauté connaît les réalités de l’aide, de ces situations complexes. Ces métiers l’inspirent, notamment en ces temps de crise sanitaire avec la vaccination reboostée. Elle l’affirme haut et fort : Les soignants qui prennent soin des plus âgés véhiculent plus de magie que moi”.

Elle a choisi de porter la cause de l’avancée en âge, de la transmission intergénérationnelle au concours de Miss Univers.
A notre connaissance, c’est une première.

Sa prise de position vient bousculer notre âgisme conscient, inconscient, individuel et collectif. A l’échelle mondiale, une personne sur deux fait preuve d’âgisme à l’égard des plus âgés, et la crise sanitaire et les discours anti-vieux n’ont rien arrangé. L’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, a décidé de s’attaquer au problème : sa campagne 2021 alerte sur nos peurs de vieillir, sur ces discriminations délétères liées à l’âge avec des pertes de chances pour les plus âgés discriminés.

Car à moins de mourir jeune, nous allons tous avancer en âge. Même Miss France.

Une de nos grandes craintes avec ce temps qui file, c’est justement cette beauté, cette énergie qui se flétrissent, le vide qui se crée autour de nous et les risques de maladies invalidantes, difficiles à vivre pour soi et les proches.

Impossible de bien vieillir, impossible de vieillir debout seul, sans un tissu de réponses dotées d’un haut niveau de professionnalisme gériatrique, gérontologique. Voir cette semaine notre sélection de vidéos et de podcast inspirants. Découvrir aussi ces nouveaux métiers de la coordination de l’aide quotidienne aux plus âgés pour leur prendre soin, mais aussi la réalisation de leurs projets, debout jusqu’au bout, malgré tout. On les appelle des case managers”, référents professionnels et autres autonomie planners”. 27 000 postes à créer (et à financer) si 10% des aidants déléguaient deux heures qu’ils consacrent à leur proche et 4000 conseillers numériques sont d’ores et déjà programmés.

Ce qui me manque le plus ? La chaleur humaine. Même la plume acerbe et caustique de l’octogénaire Jean-Louis Fournier, complice de Pierre Desproges l’avoue : le temps et la solitude sont ainsi les thèmes de ses derniers ouvrages.

Gageons que l’engagement sincère de Miss France, nouvelle alliée des militants du vieillir debout, va faire reculer l’âgisme et débloquer les décideurs politiques vers une vraie loi Grand âge-Autonomie financée. 

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