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Comprendre les fragilités

[Spécial été] Réaliser ensemble son « petit musée de la mémoire »

Auteur Raphaëlle Murignieux

Temps de lecture 1 min

Date de publication 05/07/2021

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C’est l’idée qui repose derrières les armoires et sacs à farfouille : proposer aux personnes souffrant de maladies neuro-évolutives des objets apaisants, de leur « vie d’avant », permet bien souvent de les aider à retrouver une certaine sérénité. A Rennes, la médiatrice du musée des Beaux-Arts a associé stimulation sensorielle et cognitive pour créer avec les participants au Bistrot Mémoire leur propre musée de la mémoire. Une idée poétique et simple, qu’il est tout à fait possible de reproduire chez soi.

Depuis 2012, les malades et les aidants du Bistrot Mémoire de Rennes ont tissé des liens forts avec le musée des Beaux-Arts. Habituellement, des rencontres s’y déroulent chaque trimestre. Mais ces dernières années, le programme a été perturbé.

Aussi, la médiatrice du musée a proposé un autre projet. Pendant plus d’un an, elle a collecté les souvenirs et les réflexions des personnes malades pour les transformer, leur donner corps et créer un « petit musée de la mémoire ».

Un coffret en bois aux multiples tiroirs, qui dévoilent des objets, des illustrations d’œuvres d’art, des enregistrements vocaux, des odeurs… « L’ouverture de ces derniers offre un voyage au travers de quatre sens », témoignent Amandine Besnard et Eva Leray, psychologue et stagiaire au Bistrot Mémoire.

Créer son propre musée de la mémoire

Une activité qui peut facilement être reproduite chez soi, avec peu de matériel. Pour les aidants et leurs proches, l’occasion de passer du temps ensemble, autour d’un projet commun.

C’est permettre « l’émergence des souvenirs, des anecdotes chargées d’émotion », stimuler la mémoire en douceur… Et une fois le musée terminé, un outil du quotidien pour gagner en calme et en sérénité…

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