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Comprendre les fragilités

Touche pas à mes vieux jours, à ma fin de vie

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 3 min

Date de publication 06/04/2021

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Alors qu’une proposition de loi pour une aide active à mourir revient au parlement ce 8 avril, les élus sont sollicités de toutes parts pour répondre aux enjeux du vieillissement, jusqu’au bout de la vie.

En effet, force est de constater les retards encore criants pour accéder sereinement aux services de soins palliatifs partout sur les territoires, pour être soutenu dans la rédaction de ses directives anticipées, dans la désignation de sa personne de confiance.

Est-ce qu’une aide active à mourir
ne passerait pas sous silence les conditions de vies des derniers mois, des dernières années, notamment quand on est malade, handicapé, désorienté ?

Et la crise sanitaire qui perdure (malgré la vaccination) n’a rien arrangé. Au contraire. Elle a porté un coup de projecteurs sur les risques d’isolement au grand âge. Ils sont pointés cette semaine par une étude des Petits Frères des pauvres.

Quels investissements pourtant rentables en emplois, en métiers du lien non délocalisables déployer pour compenser les mesures barrières délétères ?

Face aux confinements, voire aux enfermements, aux surveillances rapprochées sans intimité, notamment en établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), l’association TouchePasMesVieux, la fédération FNAPAEF, le collectif Ehpad Familles 42, le collectif 9471, les familles de résidents vous invitent, nous invitent à écrire à chaque député (voir son adresse et son mail sur le site de l’Assemblée Nationale) et l’inviter à poser ce type de question au gouvernement :

Pourquoi, ne pas créer pour les résidents en Ehpad en fin de leur vie, le droit de donner leur consentement éclairé à choisir la vie, même s’il y a un risque, plutôt que dépérir en étant privé de la présence de leurs proches ?

Pourquoi ne pas remplacer les préconisations et la liberté qui est accordée aux directions d’Ehpad par des arrêtés ministériels accompagnés de quelques dérogations qui auraient été négociées avec les directions des Ehpad ?“


Voir notamment les expériences de Conseils de la vie sociale, obligatoires dans ces structures.

Adapter notre société à son vieillissement demande d’améliorer la connaissance et l’accompagnement de maladies neuro-évolutives comme Parkinson en cette journée mondiale ce 11 avril, avec le grand direct de France Parkinson toute la journée du 10 avril. Le héros du film culte Retour vers le futur”, Michael F Fox, est malade Parkinson depuis près de 30 ans. Il nous raconte son parcours, son combat, son métier d’acteur avec la maladie avec un optimisme qui fait du bien.

Aider à vieillir debout vise à favoriser des recours les plus rares possibles aux urgences (avec ce nouveau dossier de liaison par exemple), à favoriser la reconnaissance des rôles des proches aidants comme le souligne Claudie Kulak, présidente du Collectif Je t’aide et de la Compagnie des aidants dans son livre. Plus de six aidants sur dix travaillent : voir ces outils destinés aux entreprises — et aux aidants eux-mêmes ! — pour identifier les compétences de leurs salariés aidants.

Nous savons que nous pouvons aider à vieillir debout, malgré tout (malgré les maladies invalidantes, malgré les crises sanitaires). 

C’est un message d’espoir positif pour toutes les générations, un investissement rentable pour notre société.

Cela demande de prendre conscience que c’est possible, de relever le défi en défendant cette vision alignée à nos valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, jusqu’au bout. 

Car il n’est de fin de vie, il n’est de mort que fraternelle.

Mobilisons-nous et écrivons à nos élus pour aider nos proches, pour nous aider nous demain, à vieillir debout. 

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