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Etre aidant, être aidé

Vie professionnelle, vie d’aidant : 24 recommandations pour mieux soutenir les aidants en activité

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 28/03/2022

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pour qui le travail constitue parfois un refuge

Pour mieux accompagner les aidants en activité professionnelle, la plateforme RSE de France Stratégie adresse 24 recommandations au gouvernement, aux entreprises, aux partenaires sociaux et aux fédérations professionnelles. Un enjeu de taille dans la mesure où près de la moitié des aidants occupent un emploi, et près d’un salarié sur dix est aidant par ailleurs.

En octobre 2019, le Premier ministre d’alors Edouard Philippe dévoilait aux côtés de l’ancienne ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn et de la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel la stratégie 2020 – 2022 Agir pour les aidants.

C’est dans ce cadre que Brigitte Bourguignon, Sophie Cluzel et Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable, ont saisi la plateforme RSE en septembre 2021. Le but : formuler « des mesures susceptibles d’encourager les entreprises à s’engager dans des démarches volontaristes visant une meilleure prise en compte de la situation de leurs salariés-aidants. ».

24 recommandations pour soutenir les aidants

La plateforme a rendu son avis mi-mars, riche de 24 recommandations. Des recommandations qui s’adressent au gouvernement, aux entreprises, mais aussi aux partenaires sociaux et aux fédérations professionnelles.

Elle recommande notamment au gouvernement de faciliter la vie des aidants en accompagnant plus efficacement les personnes âgées dépendantes, les personnes en situation de handicap, les patients en sortie d’hospitalisation et de soutenir la valorisation des compétences acquises par les aidants.

Tout comme aux entreprises, qu’elle encourage aussi à sensibiliser sur la question en interne (direction, managers, collaborateurs), à donner plus de flexibilité aux aidants en matière de temps et d’organisation du travail, ou encore de proposer des programmes de soutien et d’accompagnement à leurs salariés aidants.

Des mesures déjà mises en œuvre dans un certains nombres de structures. Une cinquantaine d’initiatives sont ainsi recensées sur le site du prix Entreprises & salariés aidants.

De quoi inspirer les entreprises en quête de bonnes pratiques RSE.

Quand le travail devient refuge

D’autant que pour nombre d’aidants, rester en activité constitue aussi une forme de refuge.

C’est le cas du docteur Vincent Valinduck. Médecin généraliste à Paris et chroniqueur à Télématin, il est aussi le proche aidant de sa maman, malade Alzheimer. 

« C’est douloureux de voir son parent avancer dans cette maladie qui demande une présence constante et ajustée. C’est aussi une chance d’être un professionnel de santé pour vérifier les piluliers, accélérer certains processus avec des confrères. Accepter d’aller vers des solutions de répit à la maison (aides à domicile) a été long. Mais la maladie nous a soudé avec mon père et mes frères », témoigne-t-il.

« Comment je me ressource ? J’essaie de dormir mais je pense que c’est mon travail qui me ressource. L’inactivité m’angoisse. Plus j’en fais mieux je me porte. »

Même son de cloche du côté du docteur Marion Lagneau, gastro-entérologue et proche aidante de son époux atteint d’une maladie invalidante invisible depuis 20 ans. Elle aussi avoue s’être réfugiée dans son travail tout en gardant une journée pour ses enfants. « Je ne réfléchis pas : j’avance », confie-t-elle.

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