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Fin de vie : deux études sur les pratiques européennes

20 000 décès étudiés : de 3 à 51 % "aidés".L'analyse des données de l'étude, les points de vue français.


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Les chercheursse sont penchés sur l'analyse de 20 000 décès survenus ces dernières années dans six pays européens.L'étude révèle que malgré les disparités d'un pays à l'autre, une décisionmédicale précède la mort dans de très nombreux cas – de 26% des décès en Italie à 51% en Suisse. Mais l'étude révèle aussi que les cas d'euthanasie et de suicide assisté (autorisée en Suisse) sont très minoritaires.Ainsi aux Pays-Bas, ces décisions interviendraient dans 3,40% des décès.D'autres formes d'interventions existent, quand il s'agit :
  • d'apaiser la douleur (administration d'opiacés) pouvant entraîner le décès, cette pratique représente 19 à 26% des décès selon les pays.
  • d'arrêter le traitement curatif lorsque celui-ci est sans effet afin ne pas prolonger les souffrances, cette pratique est rencontrée en moyenne dans 10 % des décès, mais jusqu'à 30 % en Suisse.C'est tout le débat entre l'"acharnement thérapeutique" et l'"accompagnement de fin de vie" qui s'enclenche.«Une décision médicale intervient très fréquemment en fin de vie" explique Agnes van der Heide qui, pour l'université de Rotterdam, a dirigé ce travail."l'enjeu est de comprendre comment ces choix sont faits par les acteurs desanté afin de mieux garantir une mort paisible aux malades».En France, le professeur Jean-François Collange, membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) français confirme au Figaro : «Le développement des techniques de réanimation, qui permettent virtuellement de maintenir en vie des malades apparemment condamnés, ainsi que la prise en compte croissante de laparole des patients, exige désormais l'ouverture d'un débat serein sur ces sujets.»Aux Pays-Bas, la deuxième étude publiée par le Lancet semble indiquer que l'évolution législative a en fait apaiser les esprits. Ainsi après une augmentation entre 1990 et 1995 des demandes d'euthanasie ou de suicide médicalement assisté (de 8 900 à 9 700), en 2001, 9 700 Néerlandais ont demandé à leur médecin d'abréger leur souffrance. Dans le même temps, la proportion de médecins ayant pratiqué une euthanasie sans le consentement explicite de leur patient est passée, entre 1990 et 2001, de 27 à 13%.Mais l'on ne peut comptabiliser d'éventuelles dérives tues par le corps médical.En France, à ce jour, le débat semble au point mort. Jean-François Mattei, ministre de la Santés, farouchement opposé à toute modification de la loi, a préféré missionner Marie de Hennezel sur la fin de vie et son accompagnement, car selon lui "Autoriser l'euthanasie ouvrirait la voie à des dérives etdes abus qui mettraient en danger les fondements mêmes de notre société.» Cette mission va bientôt rendre son rapport, y compris on l'espère sur les castrès rares, où la souffrance du patient ne peut être allégée. Comment alors satisfaire ses demandes ?Le débat va donc raisonnablement s'ouvrir en France où le smédecisn partagés sortent éclairés d'une formation sur les soins palliatifs. Alors Renée Sebag-Lanoê l'affirme : "l'euthanasie est inutile. Il y a d'autres moyens de soulager la souffrance que de provoquer la mort de façon délibérée.


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