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Maladie d'Alzheimer : les aides financières possibles

Première règle à ne pas oublier : vous n'êtes pas seul !


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Si votre proche ou vous-même pouvez encore résider à domicile, des aides existent. Car la maladie d’Alzheimer génère de nombreux coûts pour les familles, dont l’emploi d’une aide à domicile. Elle oblige aussi souvent l’un des proches à cesser son activité professionnelle.

 
L’établissement du diagnostic permet la classification en ALD, affection de longue durée. Cette reconnaissance demandée par le médecin généraliste permet de bénéficier d’une prise en charge à 100 % des soins, de l'hospitalisation et des frais de transport liés à la maladie.

L'Apa, en soutien à l'autonomie

 
L'allocation personnalisée d'autonomie (Apa) s'adresse à toute personne âgée de 60 ans, résidant en France, qui a besoin d’une aide pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne (aide à la toilette, aide à l’habillement, transferts, aide à la prise des repas, sorties,... ) ou dont l’état nécessite une surveillance régulière.

Elle est attribuée par le Conseil départemental, qui évalue la perte d'autonomie au moyen de la grille Aggir. La grille comporte 6 niveaux, ou Gir (groupe iso-ressources). L'Apa est versée aux personnes âgées dont la perte d'autonomie est classée en Gir 1, 2, 3 ou 4. Son montant varie en fonction du Gir.
 
Montant de l'Apa en 2020 :
  • Gir 1 : 1 742,34 € /mois,
  • Gir 2 : 1 399,03 € /mois,
  • Gir 3 : 1 010,85 € /mois,
  • Gir 4 :  674,27 € /mois (perte d'autonomie la moins élevée).

Pour faire une demande d’Apa, retirer le dossier auprès  de votre conseil départemental, CCAS OU Clic (coordonnées sur l'Annuaire Agevillage).


La PCH pour les moins de 60 ans

Si le patient a moins de soixante ans, il peut bénéficier de la prestation de compensation du handicap (PCH) versée par le Conseil départemental. Elle permet de financer une partie des frais d'intervention d'une tierce personne et des besoins techniques nécessaires à l'amélioration de la qualité de vie de la personne.

La PCH se demande auprès de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées).

D'autres aides existent

 
L’AAH, allocation adulte handicapé, est versée en compensation d’une perte de salaire liée au handicap. Les malades Alzheimer jeunes peuvent solliciter cette aide auprès de la Caisse d’allocations familiales (Caf). 

La carte d’invalidité : depuis le 1er juillet 2017, Depuis le 1er janvier 2017, la carte mobilité inclusion (CMI) remplace les anciennes cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement. Elle permet elle aussi de bénéficier de divers avantages (fiscaux, dans les transports, les musées, pour le stationnement...).

Elle est automatiquement accordée aux personnes en Gir 1 et 2, pour les autres, leur dossier de demande sera examiné au cas par cas.
Selon les situations, elle se demande au Conseil départemental ou à la MDPH.
En savoir plus

Les aides de la Cnav pour les aides ménagères à domicile : les aides individuelles pour la prise en charge des interventions à domicile de la Caisse nationale d’assurance vieillesse ou des Caisses de retraites régionales d’assurance maladie ciblent les retraités les plus autonomes, c’est-à-dire classés dans le groupe iso-ressources 5 et 6 de la grille Aggir.
En savoir plus
 
A noter que les aidants, qu'ils fassent partie ou non de la famille de la personne malade, peuvent bénéficier du congé de proche aidant. Non rémunéré pour l'instant, il dure trois mois et est renouvelable dans la limite d'un an. Il peut être fractionné ou transformé en temps partiel. Pour l’obtenir, il faut au moins un an d’ancienneté.



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