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Santé : prévenir l'épuisement des aidants

Signes d'alerte et conseils pour l'éviter


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Anxiété, stress, troubles du sommeil, fatigue… près d’un aidant sur deux déclare que son rôle d’aidant pèse sur son bien-être ou sa santé physique, jusqu’à, parfois, l’épuisement. Pour éviter d’en arriver là, gros plan sur les signes d’alerte et les pistes pour se prémunir du burnout.


29% des aidants se sentent anxieux et stressés, 25% d’entre eux déclarent ressentir une fatigue physique et morale : la situation d’aide peut avoir un impact néfaste sur la santé des aidants.

Les professionnels utilisent un outil spécifique pour mesurer l’épuisement des aidants, la grille de Zarit.

Mais certains signes doivent aussi vous alerter et vous encourager à consulter rapidement un médecin ou à contacter un professionnel, comme ceux des plateformes de répit par exemple.

Si vous :
  • Buvez plus d’alcool que d’habitude ;
  • Prenez souvent des médicaments sur ordonnance sans avis ou prescription d’un médecin ;
  • Souffrez de problèmes de peau (démangeaisons, urticaire…), de maux de tête persistants ;
  • N’arrivez pas à vous concentrer ;
  • Vous sentez fatigué et n’avez envie de rien faire ;
  • Vous sentez triste tout le temps ;
  • Vous sentez anxieux ;
  • Vous sentez coupable ou bon à rien ;
  • Vous sentez déprimez depuis au moins deux semaines ;
  • Avez des pensées suicidaires ;
  • Avez envie de vous faire du mal ou de faire du mal à la personne aidée ;

Vous avez besoin de soutien, mais aussi de souffler. Il existe des dispositifs pour répondre à ces deux besoins, pour les connaître contactez le Clic (point info senior, maison de l’autonomie, maison des aînés…) le plus proche.

Il peut s’agir de groupes de soutien proposés par des associations, d’entretiens avec un psychologue de la plateforme de répit, de solutions de répit (relayage, accueil de jour…) : ne restez pas seul !

Des pistes pour éviter de s’épuiser


Pour éviter d’arriver à l’épuisement, n’hésitez pas à vous renseigner tôt sur les solutions de répit.

Un répit qui peut être financé à hauteur de 500 euros par an, si votre proche touche l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa) et si le plafond est atteint.

Essayez de maintenir des liens sociaux. Un peu partout en France, associations et autres structures organisent des rencontres entre aidants.

Si vous êtes salariés et que la conciliation entre votre vie professionnelle et votre vie d’aidant devient trop difficile, vous pouvez demander un congé de proche aidant.

Une bonne hygiène de vie, une alimentation équilibrée et un peu d’activité physique aident aussi, de même que des pratiques comme la méditation ou le yoga.

Enfin, n’hésitez à demander de l’aide, aux autres membres de la famille ou à des professionnels comme des aides à domicile. Nous avons tous nos limites, en être conscient et les accepter permet de ne pas se sentir coupable.

Pour aller plus loin

A lire aussi
Dossier de l’Association française des aidants sur la santé des aidants



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