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Sécurité incendie - Que doit savoir le personnel ?

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Que doit savoir le personnel ?

La lutte contrel’incendie ne s’improvise pas. Tout le personnel des établissements de soins (type U), quel qu’il soit, doit être formé en matière de sécurité. Que faire quand le message d’alerte se déclenche ? Savoir manipuler les extincteurs et évacuer les personnes. Certains points sont obligatoires.

Qui est responsable en cas d’incendie ?

Le directeur ou la personne qu’il a délégué à cette fonction, assume la responsabilité. Les textes législatifs, qu’il s’agisse du Code du travail ou du Code pénal accentuent cette facette. En particulier, le Nouveau code pénal, dans les articles relatifs aux atteintes à l’intégrité corporelle, mentionnent dans les articles 221 – 6 à 221 – 19 que, les manquements à une obligation particulière de sécurité, qui cause à autrui un dommage est constitutif d’une infraction punissable d’une peine d’emprisonnement et/​ou d’amende. Cependant le manque de moyens dont un agent dispose pour tenter de faire respecter cet impératif peut exonérer partiellement ou en totalité ce dernier de la responsabilité pénale qui lui incombe.

Le rôle de la signalétique

Les consignes générales d’incendie doivent être affichées d’une manière apparente. Les carrés ou rectangles sur fond vert représentent les sorties. Les triangles sur fond jaune indiquent le danger, la prévention. Un carré ou un rectangle sur fond rouge représente les extincteurs.Conseil : vérifier que toutes les enseignes de sécurité et extincteurs ne soient pas cachées par un porte-manteau ou bien une plante !

En présence d’un départ de feu, bien manipuler les extincteurs est vital

Toute personne découvrant un début d’incendie doit donner l’alarme et mettre en œuvre les moyens de premier secours, tenter d’éteindre le feu avec un extincteur proche et adapté, sans attendre l’arrivée du personnel spécialement désigné.Conseil : l’alarme doit avoir une autonomie minimale de cinq minutes etêtre audible de tout point du bâtiment !Pour faire face à un début de feu, le personnel doit avoir appris à intervenirsur un feu réel, et savoir se servir des extincteurs. En effet, ceux-ci produisant une forte pression, une simulation est indispensable. Enfin, pour mieux régir face à une situation d’alerte, il est important que chaque personne ait pu s’exercer avec un extincteur de chaque catégorie.

Quelques notions sont à connaître sur les différents extincteurs

Un feu d’origine électrique (écran d’ordinateur ou armoire électrique) sera éteint par un extincteur de dioxyde de carbone (CO²) et non par un extincteur à eau !Une poubelle en flammes peut être étouffée par un extincteur à eau pulvérisée (ou eau et additif — sorte de savon à forte concentration qui permet d’éteindre plus rapidement le feu).On éteindra un feu de moteur avec un extincteur à poudre.Conseil : veillez à ce que les extincteurs adéquats soient placés à côté des éléments à risques. Il est dangereux de déplacer une photocopieuse et de la rapprocher d’un extincteur à eau, car c’est l’extincteur à gaz CO² qui éteindra la photocopieuse.Des audits de sécurité peuvent être proposés pour parer à ce genre de problème.Agevillage​.com vous propose des solutions

L’évacuation : comment mettre les résidents en sécurité ?

Il est important de sensibiliser le personnel à l’évacuation en cas d’incendie. Chacun doit connaître les locaux, le chemin d’évacuation, les issues de secours et repérer les différents systèmes anti-incendie. Deux exercices d’évacuationdoivent avoir lieu au moins tous les six mois. Leur date et les observations auxquelles ils peuvent avoir donné lieu sont consignées sur un registre tenu à la disposition de l’inspecteur du travail. Les exercices d’évacuation s’effectuent avec des personnes valides.En cas d’incendie, l’organisation est fondamentale pour éviter le phénomène depanique et agir rapidement. Si le feu n’a pu être éteint très rapidement, il devient nécessaire d’évacuer les personnes ou, de les protéger du feu et de la fumée en les mettant dans une zone de sécurité, appelée zone protégée, derrière les porte coupe-feu. Ces portes peuvent canaliser le feu pendant deux heures.Attention ! Les cales ou les pots de fleurs ne doivent pas bloquer la fermeture des portes coupe-feu. Celles-ci canalisent le feu pendant deux heuresL’évacuation en maison de retraite est une évacuation horizontale vers les zones protégées. On ne prend pas l’escalier. En attendant l’arrivée des services extérieurs de lutte contre l’incendie, le personnel pourra mettre en œuvre des moyens plus puissants (notamment se servir de tuyaux appelés robinets d’incendiearmés – RIA)Si le feu s’étend à l’ensemble du bâtiment, c’est le directeur d’établissementet les pompiers qui prennent la décision de l’évacuation totale.Conseils : pour parer au plus vite, quand des personnes non valides doivent être évacuées, alors qu’elles sont couchées, les poser sur un drap au sol et tirer le drap vers une zone protégée.Dans de lieux enfumés, l’air est en bas et la fumée est en haut : il faut se baisser.

Le secourisme

Si votre maison de retraite ne dispose pas d’infirmièreou d’infirmier en poste fixe, il est conseillé de disposer d’un secouriste partranche de dix salariés.Article R.241 – 40 du Code du travail : l’employeur a l’obligation, dans tout établissement ne disposant pas d’infirmière ou d’infirmier à demeure […] d’assurer les premiers secours aux accidentés ou aux malades. Aussi la nécessité d’un personnel compétent pour délivrer les premiers secours s’impose-t-elle dans toutes les entreprises.“Si les salariés ont des horaires décalés (horaires de nuit), la présence d’un secouriste est indispensable pour assurer la permanence des secours.Pour plus de cinquante personnes au sein de la société, dix secouristes au minimum sont tenues d’être formés.Le S.S.T. (Secourisme Sauvetage du Travail) et l’A.F.P.S. (Formation Aux Premiers Secours) délivrent des attestations équivalentes. Toutefois, le S.S.T. demande plus de contraintes administratives.

Sécurité incendie : le point de vue d’un expert en sécurité médicale (*)

Henri Claude FRANCOIS, consultant en sécurité médicale, nous rappelle quelques règles de bon sens pour éviter les situations dramatiques auxquelles chaque directeur d’établissement risque d’être confrontées.Les règles de sécurité en matière d’incendie sont connues de tous les directeurs d’établissement. Elles font parties des installations obligatoires dans la création ou la réhabilitation d’un établissement.

Le problème ne concerne donc pas la règlementation. En effet, il existe une commission de sécurité qui passe régulièrement dans les établissements, et si les règles ne sont pas connues, il est très facile de s’informer auprès d’organismes qualifiés (Norisko, Socotec, Véritas,…).En revanche le problème est de sensibiliser et de former le personnel y compris les directions d’établissement, non pas par de la théorie, mais par de la mise en situation pratique terrain afin de faire vivre la réalité au personnel (exercices intempestifs à répétition).

  • Quelles actions concises et pratiques à mener en cas d’évacuation ?Quelles actions en cas de début d’incendie mais encore non détecté par le système de sécurité ?Quelles actions au déclenchement de la sirène incendie ?
  • Etude et appréciation du comportement du personnel mis en situation.Pour exemple, comment faire pour évacuer les résidents et en même temps sortir à l’extérieur du bâtiment pour ouvrir aux pompiers un portail roulant non automatique ? C’est le cas concret soulevé dans une maison de retraite lors d’une mise en situation pratique.ou comment organiser l’évacuation d’un établissement en pleine nuit avec en moyenne une personne par étage ? problème qui paraît insoluble à bon nombre d’établissements dans ce cas.

Des mises en situation terrain sont donc indispensables pour mettre en évidence les défaillances . Idéal mais en pratique impossible : manque de temps, manque de moyens financiers, manque de disponibilité du personnel, …

Des visites de maintenance à surveiller

Lors des visites de maintenance, il est indispensable de s’assurer du travail réalisé et de l’application des consignes du contrat.Or, il est difficile, voire parfois impossible, de demander à un directeur ou directrice d’établissement d’être derrière les techniciens de maintenance lors de leurs interventions. D’où la solution de s’encadrer de compétence extérieure pour surveiller ces maintenances : comment et dans quelles conditions doivent être programmés et réalisés les exercices de contrôle ? C’est pour cela que nous conseillons de s’entourer de compétences externes pour optimiser et garantir la sécurité des établissements.Des exercices « terrain » à mettre en place de façon cohérente et un suivi de la maintenance pour anticiper toute situation qui pourrait devenir catastrophique.

Henri Claude FRANCOIS est responsable de HCF CONSULTING : Tous conseils et services liés à la surveillance médicale des résidants auprès des directions d’établissementsACDD — HCF CONSULTING : 12 avenue des Prés 78059 St Quentin en Yvelinestél. : 01 30 43 62 49 — 06 76 47 28 02email : hcf.​consulting@​wanadoo.​fr

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