Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Aidant-aidé, partir en vacances : soutiens & solutions de répit - Partir seul en sachant son proche en sécurité

Temps de lecture 4 min

0 commentaires

Partir seul en sachant son proche en sécurité

Partir en vacances ? Oui, mais comment faire pour votre père ou votre mère ? L’aide à domicile ne passe généralement que dans la semaine. Peut-être peut-on décaler ses heures pour qu’elle passe au moment du repas, le midi ou le soir, mais que faire le week-end ? Et la nuit, si il y a un problème, à qui s’adresser ? Gros plan sur les solutions pour renforcer la sécurité de votre proche âgé si vous partez en vacances. 

En cas d’absence de la famille, assister une personne âgée en perte d’autonomie quasiment 24 h sur 24 oblige à multiplier les relais. L’aide à domicile ne travaille en principe pas le week-end. Une garde à domicile ou une auxiliaire de vie peut la remplacer les samedis, dimanches et éventuellement la nuit. Mais le coût est, en général, élevé.

Des gardes itinérantes de nuit se mettent en place ici et là, trop rares bien sûr, mais renseignez-vous car le prix est plus intéressant. A titre d’exemple, à Châtellerault l’abonnement est fixé à un peu plus de 12 euros pour un week end, 18 euros pour une semaine, auxquels s’ajoute le prix de l’intervention : environ 10 euros la demi-heure en semaine et 11 le week end. Sur la base d’un passage par nuit, comptez aux alentours de 350 euros par mois.

Pensez à l’Apa (Allocation personnalisée à l’autonomie), à certains régimes de retraite complémentaire qui peuvent apporter une aide financière. Un service de soins à domicile peut prendre en charge la toilette et les soins infirmiers. Mais c’est le médecin traitant qui doit le décider et le prescrire.

Le baluchonnage (ou relayage) s’installe petit à petit en France. Le principe de ce système venu du Québec est simple : un intervenant s’installe à votre place pendant quelques heures ou quelques jours. Une solution de répit qui permet à l’aidant de prendre du repos et à l’aidé de ne pas quitter son domicile et ses habitudes.

Le baluchonnage est assuré par des professionnels, aides-soignants, aides médico-psychologiques ou auxiliaires de vie sociale qui tiennent normalement un journal d’accompagnement à destination de l’aidant durant leur intervention.

Structures qui proposent un servce de baluchonnage

Si le baluchonnage n’existe pas encore dans votre région, vous pouvez opter pour un accueil temporaire en établissement. Certains proposent de prendre soin de votre proche pendant une semaine, le temps pour l’aidant de souffler. Attention car vous devrez peut-être faire modifier le contrat qui vous accorde l’Apa, mieux vaut donc s’y prendre bien à l’avance.

Pour un proche souhaitant rester à domicile, vous pouvez aussi ajouter au dispositif habituel le portage des repas. Contactez le centre communal d’action sociale, à la mairie du domicile de la personne âgée.

Enfin, il est toujours possible d’abonner à un système de téléassistance. Cela offre la possibilité, en cas de problème, d’appeler 24 h sur 24 une station d’écoute qui déclenche une intervention adaptée (voisins, médecin, SAMU…).

Le prix de l’abonnement varie de 30 à 46 euros par mois auxquels il faut ajouter les frais d’installation : jusqu’à 76 euros. Vous pouvez solliciter un coup de pouce financier auprès des fonds d’action sociale des mairies, des caisses de retraite, des assurances, des caisses d’assurance maladie et des mutuelles. Dans tous les cas, vos vacances risquent fort d’être entrecoupées de nombreux coups de téléphone.

Enfin si vous avez tous les relais nécessaires mais que vous craignez que votre présence ne manque à votre proche, vous pouvez faire appel à l’association des Petits frères des Pauvres qui propose des visites d’amitié pour atténuer la solitude.

Pour tous ces services, adressez vous

au Clic (Centre local d’information et de coordination), à la mairie de la personne âgée, au Centre communal d’action sociale (CCAS) ou à l’office des personnes âgées dans les villes qui en disposent.

Se faire relayer par quelqu’un de la famille

L’avis de la fille d’une personne âgée :« Maman, 92 ans, habite chez nous, en région parisienne. Nous sommes quatre frères et sœurs qui nous entendons suffisamment bien pour nous donner un coup de pouce. Dès que mon mari veut prendre des vacances, un frère ou une sœur reçoit maman. Cela ne nous pose pas de problème d’organisation. En revanche, nous ne sommes pas satisfaits de la transporter comme ça d’une maison à l’autre tout au long de l’année en fonction des vacances des uns ou des autres.
»

Tout est dit : même dans les familles sans difficultés de relation, ce n’est pas toujours une solution agréable pour la personne âgée. Elle peut avoir l’impression d’être un « paquet » qu’on se repasse.

Revenir au sommaire du dossier

Partager cet article

Sur le même sujet