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La polymédication - Les principes de la prescription thérapeutique (*)

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Les principes de la prescription thérapeutique (*)

Le professeur Claude Jeandel reprend les principes généraux de la prescription thérapeutique. De nombreux handicaps des personnes âgées et les multiples prescriptions médicamenteuses qui en découlent, concourent à une augmentation inévitable des risques médicamenteux. La recherche d’une pathologie iatrogène doit être systématique dans toute nouvelle démarche médicale.

Connaître la maladie

Poser le diagnostic exact dans la mesure du possible. L’absence de diagnostic précis conduit à ne traiter approximativement que des symptômes et à multiplier les prescriptions médicamenteuses et les risques d’effets indésirables.Evaluer le degré de gravité potentielle (enjeu vital, retentissement sur la qualité de vie) de la maladie nouvelle et de l’ensemble des affections du malade. Quelles sont les maladies dont le traitement devient moins important en fonction de leurs risques ou des plaintes du malade.

Connaître le malade

Apprécier les priorités du malade qui ne sont pas toujours superposables à celles du médecin. La plainte du malade, si elle est négligée, peut conduite à une automédication.L’état cognitif et le mode de vie du malade peuvent influer sur l’observance du traitement : vit-il seul à domicile ou en institution ? Quel est son entourage familial ? L’évaluation de la capacité et de la disponibilité de l’entourage à assister le malade âgé est importante.Rechercher attentivement une automédication (aspirine, laxatifs, vitamines).

Connaître le traitement envisagé

La thérapeutique ne se limite pas à la prescription médicamenteuse : il peut être préférable d’adopter une solution non pharmacologique si elle est pertinente.

Choisir si possible les médicaments pouvant concourir au traitement de plusieurs maladies.

Eviter le double emploi en repérant tous les médicaments qui appartiennent à la même classe thérapeutique, qui contiennent le même principe actif ou qui ont des propriétés pharmacologiques communes.

Adapter la posologie du produit à l’âge et au métabolisme du médicament.

Commencer par des doses faibles. La posologie sera ensuite augmentée en fonction de la tolérance.

Limiter le nombre de médicaments et le nombre d’administrations, avec des heures d’administration facilement mémorisables. Le recours à un pilulier peut être utile.

L’évaluation régulière du traitement est particulièrement importante chez la personne âgée. Elle peut conduire à adapter la posologie, voire à arrêter un traitement. Le traitement est-il bien toléré ? Son action est-elle insuffisante ou excessive ? Le contexte clinique a‑t-il évolué ? L’indication est-elle modifiée ?

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