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Maison Carpe Diem : un regard différent, une nouvelle approche pour les malades Alzheimer - Les "filtres" (les pistes, les approches, les "pincipes") qui produisent la couleur Carpe Diem (*)

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Les filtres” (les pistes, les approches, les pincipes”) qui produisent la couleur Carpe Diem (*)

  • Nous ne soignons pas des malades, nous accompagnons des personnes qui vivent une étape de leur vie des plus troublantes. Il arrive que la maladie cache la personne. A nous de la replacer au premier plan.
  • Nous orientons notre regard sur les ressources et les capacités et non sur les déficits des gens d’où notre ouverture à toutes formes d’accompagnement
  • La vie ne se réduit pas à des chiffres, des tests, à des catégories, des stéréotypes, d’où notre préférence à accueillir la vie, sans mesure
  • Toute attitude verbale ou non verbale a un sens et livre un message, d’où notre attention à l’autre
  • La structure et le service doivent s’ajuster à la personne, et non l’inverse, d’où la variété des réponses que nous apportons. L’organisation doit protéger l’approche : temps laissé aux activités, déjeuner en commun avec les résidents, nombre de salariés la nuit suffisant…
    La philosophie de gestion ne doit pas exiger du personnel ce que l’on est pas capable de lui donner : comment demander une approche individualisée si on n’en a pas une pour le personnel ?
  • La sécurité et la stabilité des personnes sont principalement liées à la cohérence et à la qualité des relations (ni une équipe trop mouvante, ni une équipe inchangée…). Avant tout, les familles interrogées par l’équipe Carpe Diem ont demandé une qualité relationnelle :
    Allez-vous être capables de l’aimer encore, sans familiarité ? sans chosification ?
    Dois-je répéter cent fois ces informations « banales » pour les professionnels mais si importantes (habitudes, vêtements préférés…) ?
    Allez-vous me dire ce qui ne va pas bien ? Car si tout va bien soit vous me mentez, soit j’étais incapable de m’occuper de mon parent…
  • C’est à nous, comme intervenants (es), de trouver les voies d’accès à l’univers de l’autre, et non l’inverse
  • La sensibilité et la capacité des personnes à décoder nos messages non verbaux nous incite à une expression authentique
  • S’il y a un problème dans la communication, je fais partie du problème et donc, de la solution
  • Le contrôle est à l’opposé de l’accompagnement, comme la relation de pouvoir est à l’opposé de la relation de confiance
  • Mon regard redirige son regard : plus je la vois comme une personne entière, moins elle se diminue
  • Les étiquettes sont invalidantes. Elles nous autorisent implicitement à transporter la totalité du problème ou du comportement sur la personne, nous évitant ainsi de nous questionner sur notre rôle et notre part de responsabilité
  • Certains mots sont lourds de sens et de conséquences et sont exclus de notre langage. Leur utilisation peut, sans que nous en ayons conscience, modifier ou altérer les perceptions, les attitudes, les relations et la qualité des services
  • La médication ne doit pas être utilisée comme moyen de contrôle des comportements et ne doit pas servir à remplacer des interventions humaines, à soulager les intervenants(es) ou à combler des lacunes organisationnelles. Les intervenants ne sont pas distingués par une blouse blanche. Au contraire, le vêtement a un sens (la nuit le personnel est en pyjama pour conforter l’idée que la nuit, on dort).
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