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Le réseau professionnel North Sea : expériences de la Hollande et de la Suède -

Temps de lecture 2 min

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Le réseau North Sea Dementia Research Group est un réseau informel de professionnels européens du soin. Leur spécialité est l’accompagnement des malades atteints de syndromes démentiels.

Du diagnostic aux réseaux de services jusqu’à la fin de vie, ces professionnels médicaux et para-médicaux se sont fait une devise faire converger les expériences, les bonnes pratiques.

Sans preuves scientifiques, trouver et appliquer les meilleures pratiques !
Exemples de d’expériences et bonnes pratiques.

En Hollande : lever le tabou de la maladie (*)

A Maastricht, un « institut cerveau et comportement » proche de l’hôpital et de l’université a travaillé à un document grand public destiné à lever le tabou sur ces maladies. Le document ludique, au petit format pratique, présente les syndromes en termes simples et clairs. Il éclaire sur les évolutions possibles et les services disponibles.

Leurs objectifs :
1. Encourager l’observation et la prise de conscience du risque pour diagnostiquer plus précocement et mieux accompagner (apathie, dépression) ;
2. Encourager l’évaluation régulière des situations, des comportements ;
3. Donner des conseils, des suggestions : actions de prévention, services adaptés…

La Suède investit le design, la couleur, l’architecture des lieux d’accueil (*)

L’institut de science en soins de Götegorg a fait travailler architectes, décorateurs, designers, soignants, malades, familles de malades, sur l’environnement physique des personnes malades. L’analyse a porté sur les perceptions des malades, leur attention, leur orientation dans l’espace.

Partant du constat que nos comportements sont fonction de nos compétences et de l’environnement, les professionnels ont interrogé des malades sur la couleur. Celle-ci est repérée jusqu’à un stade avancé de la maladie. Elle stimule et peut aussi perturber (si plusieurs couleurs existent au sol, elle peuvent délimiter des espaces et bloquer certains déplacements). Les couleurs préférées sont facilement données par les malades. Elles sont longtemps reconnues et citées (pour les couleurs primaires).

L’équipe a pu appliquer in situ ces observations, en accompagnant la restructuration d’une petite unité de vie de 18 places pour malades déments.

Malgré des limites budgétaires, l’évolution des éclairages, design et couleurs de l’institution a suivi les recommandations de l’étude :

  • rappels d’éclairages proches des portes,
  • identification du pourtour des portes, cimaises,
  • murs des couloirs aux couleurs claires et chaudes (jaunes),
  • sols aux couleurs identiques (sinon blocage pour avancer),
  • contrastes de couleurs pour délimiter les mobiliers précis comme les WC dans les salles de bain par exemple
  • pour les salles communes : couleurs chaudes et vives au mur (lavande), introduction de décors et objets de la maison (étagères, coucou…)

Cette restructuration est appréciée : l’atmosphère est jugée plus calme, les équipes de soin comme les visiteurs apprécient particulièrement ce nouvel environnement, les chutes ont diminué…

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