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Créer un jardin thérapeuthique en Ehpad - Le jardin des mémoires

Temps de lecture 3 min

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Le jardin des mémoires

Solliciter le plus souvent possible la mémoire lointaine pour ralentir la dégénérescence de la mémoire immédiate. Dans leurs travaux, les gériatres affirment que la lecture est un excellent exercice pour mobiiser les facultés cognitives.

Des parterres de sens. Au fil de la promenade, les résidents découvrent des citations. Encourageantes, souriantes, elles incitent le promeneur à lire, méditer, discuter, avancer. Incluses dans des résines de couleurs de formes et de dimensions variées, ces phrases de sagesse deviennent des fleurs ou des fruits disposés en massifs, en isolé, en grappes…

Parmi les citations possibles :

La plus grande des victoires est la victoire sur soi. Platon.
Sur les flots, sur les grands chemins, nous poursuivons le bonheur. Mais il est ici, le bonheur ! Horace.
La vie ressemble à un conte ; ce qui importe, ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur. Sénèque.
La fatalité triomphe dés que l’on croit en elle. Simone de Beauvoir.
Le point de vue le plus simple est toujours le meilleur. Chaplin.
L’heure de la fin des découvertes ne sonne jamais. Colette.
La vraie sagesse est de ne pas sembler sage. Eschyle.
Il faut oser ou se résigner à tout. Tite-Live.
On n’est jamais aussi vainqueur ni aussi vaincu qu’on se l’imagine.H.de Montalembert.
La mort est le berceau de la vie. J.Higelin.
Quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent. Kennedy
Ne pas subir. Maréchal Jean de Lattre de Tassigny
En notre temps, la seule querelle qui vaille est la querelle de l’homme. De Gaulle.
Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été. Camus.

à lire avec les piedsA lire avec les pieds, sur une allée de sable fin, ce poème-marelle est écrit sur des pas japonais : Petits pas de zen” (Poème cognitif)

Je — marche — dans — un jardin — où — tout — m’est — destiné.
C’est — en pensant — à moi — qu’ils — ont — tout — dessiné.
Je — suis — ces pas — de lune. — Ils — me — mènent — vers — des fleurs.
Des herbes, — dans le vent, — me — dansent — le bonheur.
Je — vais — m’asseoir — ici, — prendre — un peu — de repos.
Le monde — est — ce qu’il — est. — Vu — d’ici, — il est — beau.

On peut ensuite, pour se reposer, s’asseoir à l’ombre parfumée d’une masquelière* couverte de roses rouges, clématites et jasmin.
Ici, dans un massif de graminées, la frêle silhouette d’Edith Piaf, mains tendues, semble cueillir des fleurs ; là Charlot s’éloigne ; plus loin, Maurice Chevalier salue du canotier. Fernandel sourit. Et Bourvil ? Il bourville.

Un kiosque à musiqueLa Guinguette

De Mai à Octobre, au fond du jardin, un kiosque à musique abrite un accordéoniste qui vient parfois jouer les airs qui collent à la mémoire.

Non, rien de rien, non, je ne regrette rien…
Ah ! le petit vin blanc
Qu’on boit sous les tonnelles
Quand les filles sont belles
Du côté de Nogent…
J’ai pris ces roses blanches
Pour aller voir Maman…
Un gamin d’ Paris, c’est tout un poème…


Nous avons imaginé et créé ce jardin pour les résidents, notamment les personnes malades, il est aussi conçu pour favoriser e bien-être, le repos et l’énergie de celles et ceux qui les accompagnent et prennent soin d’eux.

Nous écouterons ce qu’ils nous en diront.


masquelière* : nom commun féminin singulier, (volontiers pluriel) du nom de son inventeur. Pergola destinée à accueillir des plantes grimpantes, créant ainsi une escale fleurie, ombragée et parfumée le long d’une promenade.
Il existe des masquelières à deux et trois places, ainsi qu’un modèle équipé d’une potence pour s’en relever plus facilement, 


Croâssement d’une grenouille 

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