Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Cinq sens

DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) : prévention et traitements

Temps de lecture 2 min

0 commentaires

Face à la dégénérescence maculaire liée à l'âge, quels sont les traitements et la prévention à mettre en œuvre?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie de la vision, qui affecte plus d’un million de personnes en France. Quels en sont les traitements, mais aussi les facteurs de risques à éviter, et les modes de prévention à mettre en place ?


Il existe différentes formes de DMLA.
La forme atrophique (appelée aussi sèche’) est la plus fréquente, et voit disparaître les photorécepteurs présents dans la rétine.
« La forme néovasculaire (aussi appelée humide’) correspond au développement, sous la rétine, de vaisseaux sanguins qui, n’ayant pas les mêmes propriétés que les vaisseaux d’origine, présentent un risque d’hémorragie et de rupture, ce qui est catastrophique » indique Serge Picaud, chercheur à l’institut de la vision. Cette forme est moins fréquente, et représente environ 15% des cas. La DMLA provoque des troubles de la vision, tels que des déformations des lignes ou bien l’apparition d’une tache sombre au centre du champ de vision. Cette pathologie, dans ses formes les plus graves, est très handicapante.

Prévention et facteurs de risque

La DMLA est une maladie de l’âge, et la génétique est aussi en cause dans son apparition, ce à quoi on ne peut rien faire ; mais certains facteurs de risque sont, de leur côté, évitables, comme le tabagisme et l’exposition à la lumière bleue.

Par ailleurs, certains pigments maculaires (lutéine et zéaxanthine) constituent des filtres antioxydants protecteurs de la rétine. On les trouve dans certains végétaux (épinards, brocolis en particulier), mais en bien plus forte concentration dans des compléments alimentaires. « La rétention de ces pigments diminuant avec l’âge, alors que s’accumulent des dépôts phototoxiques dans la rétine, rend ces pigments d’autant plus indispensables au cours du vieillissement » précise Serge Picaud. Ces pigments sont utiles aussi bien après l’apparition de la maladie, pour freiner son développement, qu’avant, de façon préventive.

Traitements

« Il est très important de traiter les néovaisseaux de la rétine dans la DMLA dite humide, pour éviter justement le risque hémorragique » souligne Serge Picaud. Pour cela, des injections intra-vitréennes sont réalisées, environ une fois par mois. Elles utilisent des molécules dites anti-VEGF’ qui luttent contre la néovascularisation.

Vous pouvez aussi lire nos articles sur les principales maladies de la vision ; sur la place des aidants dans cette pathologie ; et sur les traitements Avastin et Lucentis.

Partager cet article

Sur le même sujet