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Approches non-médicamenteuses - "Prendre soin et milieux de vie" - 4ème colloque international 3 et 4 novembre 2011 - Réfléchir, proposer, oser, valoriser

Temps de lecture 32 min

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Réfléchir, proposer, oser, valoriser

Colloque approches non médicamenteuses de la maladie d'alzheimer novembre 2011

C’est au Palais des Congrès de Versailles que se sont à nouveau retrouvés les 3 et 4 novembre 2011 près de 900 professionnels de l’accompagnement de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou autres troubles apparentés pour ce rendez-vous annuel organisé par Agevillage, Yves Gineste et Rosette Marescotti et les Instituts Gineste-Marescotti (IGM).

Au programme de ces deux journées riches, denses, intenses :
- Réflexions et philosophie avec le Docteur Pierre Cateau (gériatre), Marie-Christine Bloch-Ory (cadre de santé, formatrice), Eric Fiat (maître de conférences en philosophie, éthique médicale), Claude Pinault (auteur de Le syndrome du bocal”);

- Etudes et enseignements avec les Docteurs Jean-Philippe Flouzat (référent du plan Alzheimer DGCS) et Benoit Lavallart (mission de pilotage du plan Alzheimer), le Professeur Ricardo Carbajal (hôpital Trousseau); Shireen Sindi (Centre d’étude sur le stress humain, Montréal);

- Musicothérapie avec le Professeur Emmanuel Bigand (psychologie cognitive, Université de Bourgogne) ; Patrick Berthelon (président de la fédération française de musicothérapie) ; Marc Boudot (borne mélo) ;

-Famille, aidants avec Vicky de Klerk-Rubin (Validation®Training Institute ‑Naomi Feil‑, Etats-Unis) ; Philippe Crône (animateur, Prix Lieux de vie — Lieux d’en-vie”) ;

- La fraternité avec Etienne Hervieux (Association les petits frères des Pauvres”) ;

- Expériences novatrices avec Françoise et Christian Moffarts (démarche clown relationnel); Marijke van Dijk (chercheure, Amsterdam) ; Rosette Marescotti, Yves Gineste (co-concepteurs de la philosophie de soin de l’Humanitude®) ; Véronique Châtel, journaliste, Serge Varglas, photographe (“Je vous trouve si belles”) ;

- Milieu de vie et management avec Nicole Camboulive (directrice), Claude Deutschmeyer (président) et Magali Fieffe (gouvernante) de la maison de l’Amitié, Albi ; Christian Bertin (directeur), Jean-Claude Hocquet (médecin coordonnateur), Francine Clouet, Corinne Corbel, de la Résidence des Grands Jardins, Montauban de Bretagne ;

- Regards croisés : familles, résidents, bénévoles et professionnels, enjeu d’une mobilisation éthique par E. Hirsch, directeur de l’espace éthique AP-HP ;

- La vision du grand témoin Maurice Bonnet, ancien vice-président du CNRPA.

Yves Gineste, co-concepteur de la philosophie de soin de l’Humanitude, dans un interview, remercie les intervenants et les participants à ce rendez-vous annuel des Instituts Gineste Marescotti et d’Agevillage.

Le 4ème colloque international des approches médicamenteuses, à nouveau une réussite, soulève l’enthousiasme.
Rendez-vous est déjà pris pour les 8 et 9 novembre 2012


Voir l’interview d’Yves Gineste



Dans ce dossier, le résumé des interventions, des extraits vidéos, des interviews d’intervenants.

Approches culturelles et grand vieillissement : exemples de société indo-océaniques, Dr Pierre Catteau, société régionale de gériatrie de La Réunion (*)

Résumé
Les métissages ethniques et culturels des îles de la zone sud-ouest de l’océan Indien sont propices à une spontanéité des conduites d’humanitude dans le « prendre soin » de la grande vieillesse, notamment de la grande vieillesse déficitaire et dépendante”.
Souci d’écouter, de reconnaître, de valoriser, d’offrir respect et dignité. Ce souci est de ne pas les laisser s’enfermer dans leur forteresse qui se vide et de leur baisser sans cesse les ponts-levis de la communication et de l’amour.
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Le Dr Pierre Catteau, travaille depuis 40 ans dans la zone sud-ouest de l’océan indien. Dans ces différentes îles il y a des conceptions en pleine dynamique des vieillissement et du mourir.
Les iles sont à distinguer en fonction de leur situation économique. Celles qui sont dans des conditions économiques précaires connaissent encore une situation traditionnelle, gérontrocratique” ; les vieux, les ancêtres sont les intercesseurs entre deux mondes. On trouve, en revanche A La Réunion, en revanche, les conceptions sont proches de celle des vieux pays européens : le vieux et dans une situation économique plus confortable mais dans une situation de perte de pouvoir sur la famille, dans la société… Toutefois, à la Reunion, en particulier, les plus âgés en forte perte d’autonomie, sont encore pour les trois quarts à domicile, à « la case ».

Interview de Pierre Catteau

Invitation à voyager dans le temps : au delà des 14 besoins … Des modèles conceptuels vers une méthodologie de soin, Marie-Christine Bloch-Ory, cadre de santé, formatrice IGM Grand Est (*)

Résumé
Soins centrés sur la personne, soins holistiques, voici de nombreuses années que, dans le discours, le monde soignant tend à
aller vers un « prendre soin » non plus d’un objet mais d’un sujet. Un voyage dans le temps au pays des modèles conceptuels
de soins nous montre que la tendance ne date pas d’hier mais que nous nous sommes arrangés pour ne voir dans les écrits des
théoriciennes que certains éléments, quitte parfois à en faire des caricatures. Pourquoi ? Et s’il ne s’agissait pas seulement
d’avoir des modèles de pensées mais aussi de nous intéresser aux moyens pour les mettre en pratique. Car, comme le disait
Virginia Henderson : « Je vois souvent des malades manipulés dans leur lit par des personnes qui sont peut-être holistiques,
mais qui ont oublié de vérifier si leur position leur permet de respirer normalement ». Alors des modèles conceptuels de soin,
oui, pour nous aider à trouver la « Nature des soins » mais peut-être aussi une méthodologie de soin pour nous aider à
«Promouvoir la Vie ».
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Marie-Christine Bloch-Oryprécise l’objet de sa recherche : le lien entre les modèles de soins enseignés et les pratiques dans le soin. Elle déplore que le modèle conceptuel de soin de Virginia Henderson ait été caricaturé dans une vision très réductrice alors que celle-ci parlait de beosins universel, certes mais aussi de besoins individuels, de la nécessité de personnaliser le plan de soin en introduisant notamment la notion d’amour et de désir.

Interview

La maison, entre le ciel dont je viens peut-être et la terre où je vais sûrement, Eric Fiat, maître de conférences en philosophie, responsable du master d’éthique médicale, Université Paris Est Marne la Vallée (*)

Une maison … une chambre… un habit
En raison de sa pauvreté en instinct, l’homme le plus agité, le plus inquiet de tous les vivants a beaucoup de mal a trouver sa place dans le monde. L’instinct de l’animal lui fait trouver les chemins de sa vie. Nous venons à la vie sans mode d’emploi. L’homme va les devoir les inventer.
L’inquiétude animale est superficielle, il y a une « Pénardité » animale lance dans un des nombreux traits d’humour de son intervention Eric Fiat. L’animal sait qu’il va pouvoir se reposer dans son être par instinct, il sait pouvoir trouver les chemins de sa vie.
L’homme lui est un animal désorienté, ayant perdu l’orient, ils sont à l’ouest … et tellement qu’ils ont perdu le Nord !

Ecouter cet extrait de l’intervention d’Eric Fiat



L’homme supplée son manque d’instinct par des habitudes. La maison est le coin du monde entre le ciel et la terre, dit Gaston Bachelard.
La maison nous permet d’habiter le monde, c’est un endroit hétérogène dans lequel chaque lieu a son identité, son caractère : l’entrée, la cuisine, la chambre, la cave, le grenier.
Les logements où l’on voudrait mettre les êtres désorientés sont des lieux aseptisés, anonymes … L’homme est fait pour habiter une maison qui n’est pas qu’un logement. La chambre n’est pas qu’un dortoir…


Ecouter cet extrait de l’intervention d’Eric Fiat

Lire le texte de l’intervention d’Eric Fiat

Se reconstruire autrement, Claude Pinault, autour de son livre Le syndrome du bocal”

Enfermé à l’intérieur de son corps comme dans un bocal inhospitalier, Claude Pinault est atteint du syndrome de Guillain Barré dans sa forme la plus sévère : la forme axonale subaiguë.
En quelques heures sa vie bascule. 300 jours immobilisé sur le dos, comme une tortue échouée sur un lit à air pulsé, il va s’acharner pourtant à redevenir un homme debout.
C’est un véritable voyage au bout de l’enfer… Malgré les pronostics les plus pessimistes, « malheureusement monsieur Pinault vous ne remarcherez plus…», il va trouver l’énergie pour se reconstruire autrement. Ceci est la 4ème de couverture du Syndrome du bocal
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Pour me remettre debout, j’ai fait un voyage immobile en positivant, visualisant les choses”. explique Claude Pinault. Tout était prétexte à petit bonheur. En secrétant des hormones de bonheur le corps créé des enzimes qui boostent” le système immunitaire.
Il parle les attitudes de soignants qui l’ont suivi. Attitudes négatives de certains médecins. Attitude poistive, de confiance, de la part d’autres.

Lire cet extrait de l’intervention de Claude Pinault

Avec l’appui d’Yves Gineste, Claude Pinault lit deux courts chapitres de son livre : La becquée dans lequel il décrit les comportements des personnels (infirmières, aides soignant(e)s) qui lui donnaient à manger et Cachez ce sein, chapitre dans lequel il explique que, pour avancer, il est besoin de fantasmer, donner du sens.


Lire cet extrait de l’intervention de Claude Pinault

Avant/​Maintenant. Soit je me lamente en regardant ma vie d’avant soit je m’accomode , j’accepte d’être différent”, explique Claude Pinault. Il faut exagérer le bruit du bonheur”. Il parle de ses bonheurs de maintenant ainsi que de l’adaptation nécessaire à tout un chacun qui vieillit. « Il faut s’inventer de nouveaux buts, de nouveau territoires”. Faire le deuil de sa vie d’avant et profiter du moment présent. Il dit son bonheur de voir, de sentir ses doigts bouger, de faire rire son petit fils Lazare” avec sa béquille …

Interview

Retrouvez Claude Pinault sur son site

Syndrôme du bocal de Claude pinault


Le syndrome du bocal [Broché]
Claude Pinault
EUR 21,00
Broché : 346 pages
Editeur : Buchet Chastel (9 avril 2009)
Collection : Essais et documents

Expérience des premiers UHR-PASA, Dr Jean-Philippe Flouzat, gériatre, conseiller technique à la Direction générale de la cohésion sociale, référent Plan Alzheimer, Paris

Résumé
Le plan Alzheimer 2008 – 2012 a prévu de créer pour les patients souffrant fréquemment de troubles psycho-comportementaux
deux types dispositifs spécifiques : des pôles d’activités et de soins adaptés (PASA), et des unités d’hébergement renforcées
(UHR) pour les résidents ayant des troubles sévères du comportement. Un premier bilan d’activité montre une approche intéressante
de l’activité de ces nouvelles structures avec 145 PASA et 29 UHR médico-sociales créés en 2010, et un bénéfice notable
pour les résidents pris en charge.
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Le Dr Jean-Philippe Flouzat, résume son intervention dans une interview : objectifs des PASA et des UHR, organisation des journées et activités réalisées. Des résultats positifs qui surprennent les familles et soulagent les équipes.

La réhabilitation dans la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, Dr Benoit Lavallart, mission de pilotage du plan Alzheimer, Paris

Appliquée à un stade précoce de la maladie, la réhabilitation représente un espoir”, selon les résultats des études réalisées, indique le Dr Lavallart.

Le principe est d’utiliser les capacités restantes ou ignorées pour contourner les difficultés et les capacités perdues et retrouver des activités de la vie quotidiennes le plus normalement possible. La réhabilitation vise aussi à une information de l’aidant.

Une équipe intervient à domicile sur 10 à 15 séances. Définition d’objectifs avec le malade … 141 équipes agissent actuellement. 2 études évaluent l’mpact de ce dispositif sur la maladie.

Voir l’interview du Dr Benoit Lavallart

Etude REGARDS : 35 000 gestes douloureux repérés en Ehpad, Pr. Ricardo Carbajal, chef de service des urgences à l’hôpital Trouseau, ancien responsable du Centre national de ressources de lutte contre la douleur, Paris

Résumé
L’étude REGARDS présente un état des lieux des gestes douloureux, potentiellement douloureux ou stressants, réalisés auprès
des personnes âgées de 65 ans et plus, en EHPAD, USLD, SSR gériatrique et en Unité de court séjour gériatrique. Le texte présenté
ne contient que quelques résultats sommaires afin de ne pas entraver la publication ultérieure de l’étude.
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Michel Galinski qui représentait le Professeur Carbajal ce 3 novembre, précise que sur 35000 gestes étudiés, 80% des patients avaient un niveau de dépendance très élevé (GIR 1 à 3) et un sur deux d’entre eux était incapable de faire une auto-évaluation de la douleur. L’étude révèle que bien que les patients aient des traitements de fond concernant l’analgésie moins de 1% des gestes étaient effectués avec un traitement analgésique préventif. 25% des soins d’hygiène se son révélés douloureux, viennent ensuite les plaies.
La douleur provoquée par les soins quotidiens s’avère grandement sous estimée, de grands progrès restent à accomplir.

Voir l’interview de Michel Galinski


Stress, mémoire et vieillissement, Sonia Lupien, représentée par Shireen Sindi, doctorante au Centres d’études sur le stress humain, hôpital Louis‑H. Lafontaine, Université de Montréal ? Québec

Résumé
Le but premier de cet article est de démystifier la définition populaire du stress et de décrire les facteurs qui contribuent à augmenter la réponse de stress chez des individus de tous âges. En comprenant les déterminants du stress chez l’humain, le lecteur sera en mesure de mieux comprendre que les populations âgées sont très vulnérables au stress. Le second but est de décrire les effets du stress sur la mémoire humaine, avec une emphase particulière chez la personne âgée. En combinant les déterminants du stress humain et ses effets sur la mémoire, le lecteur pourra comprendre que beaucoup de conditions de testing ou d’entrevues cliniques peuvent induire un stress chez la personne âgée et diminuer leur performance mnésique.
Ce trouble mnésique induit par la situation d’évaluation pourra être interprété comme étant lié à l’âge lorsqu’en fait, ce trouble est lié à une situation d’évaluation stressante. Ainsi, en comprenant mieux les effets du stress environnemental sur la mémoire de la personne âgée, les cliniciens et les chercheurs seront mieux en mesure d’évaluer la performance mnésique des personnes âgées dans des conditions optimales.
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Le stress est une réponse du corps face une menace. Les enfants et les personnes âgées sont les plus vulnérables aux effets du stress.
La production d’hormones de stress (cortisol), excellent système pour assurer la survie, pose problème s’il y a remontée de ces hormones au cerveau, chaque jour, de manière chronique, rappelle Shireen Sindy. Alors, peuvent survenir, dépression, épuisement professionnel, perte de mémoire chez les âgés. Elle distingue les stresseurs absolus des stresseurs relatifs et définit les 4 caractéristiques du stress pour tout le monde : Contrôle des faits, Imprévisibilité, Nouveauté, Ego menacé. Stress = cine.
Le vieillissement est associé à plusieurs de ces facteurs.
Elle évoque les études réalisées et leurs résultats. Notamment la relation entre augmentation des hormones de stress avec l’âge et atrophie de l’hippocampe, première région du cerveau touchée en cas de maladie d’Alzheimer ou autres troubles.
Ces résultats sont-il dûs au stress ? Les conditions environnementales des tests de mémoire chez les personnes âgées seraient-elles elles-mêmes sources de stress ?

Pour connaître la réponse à ces questions voir la video d’extraits de l’intervention de Shireen Sindy

Pour tout savoir sur le stress (des âgés ou des moins âgés) : rendez-vous sur le site du Centre d’études sur le stress humain (canadien)

La musique est-elle un neuro-protecteur ? Pr. Emmanuel Bigand, psychologie cognitive, Université de Bourgogne, Dijon

Résumé
L’écoute et la pratique de la musique peuvent constituer un excellent moyen d’entretenir, voire développer, les compétences
cognitives, motrices, émotionnelles et sociales des seniors et de retarder ainsi les effets du vieillissement. Les travaux sur l’impact
de la musique sur le vieillissement cérébral sont encore peu nombreux, mais leurs observations dans les cas de vieillissement
pathologique sont prometteuses. La musique pourrait bientôt devenir également un outil privilégié de prévention, luttant
contre le vieillissement cognitif.
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Les animations musicales ont des effets sur l’humeur, le comportement et la communication. Il est établi que l’on peut ainsi diminuer les états de confusion ou d’agitation, rétablir les liens et diminuer les comportements apathiques. Des situations d’interaction musicale avec des musiciens permettent d’aider à sortir de l’apathie bien plus que ne peut le faire une musique enregistrée. Des études ont également révélé que la stimulation musicale impacte positivement les capacités cognitives dans le cadre du langage et diminue les comportements de stéréotypie verbale.

Ecouter cet extrait de l’intervention du Pr.Emmanuel Bigan

Musicothérapie : repères et temps compté, Patrick Berthelon, musicothérapeuthe, président de la fédération française de musicothérapie (FFM), Dijon

Résumé
On a pu constater à de nombreuses reprises que des mises en situation actives ou réceptives ayant comme support analogique
le sonore, « musiqué » ou non, permettaient de révéler des engrammes signifiants, ceux-ci étant souvent marqués implicitement
dans le temps qu’il convient de repérer, de compter et de réactualiser. La musicothérapie a cette faculté de pouvoir réouvrir
des canaux de communication et de rappeler que par delà les pertes que la maladie impose, revivre en partie son histoire,
être au présent ne serait-ce qu’un instant, c’est aussi retrouver son identité.
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Dans cet extrait de son intervention, Patrick Berthelon définit le travail du musicothérapeute, il précise l’objet de la musicothérapie, telle que définie par le référentiel et la fiche méier de la Fédération Française de Musicothérapie et évoque les différente techniques et pratiques. La musicothérapie est une pratique de soin d’aide ou soutien. Il existe différentes techniques adaptées aux différentes spécificités de la population concernée.

La force de la musique, Marc Boudot, créateur du concept de la borne Mélo

Résumé
Dédié aux établissements de retraite, le concept de borne « Mélo » était au départ musical (2000 chansons pertinentes) et ludique
(animations et jeux cognitifs). Mais au fur et à mesure des installations et des témoignages sur l’effet de l’appareil sur les personnes
désorientées, le concept a pris une nouvelle dimension : celle d’un objet capable d’identifier le ‘’patrimoine musical personnel’’
de la personne malade pour en faire un outil thérapeutique (détection des chansons qui sont capables de la dynamiser
ou de l’apaiser). « La bonne musique au bon moment, c’est peut être mieux qu’un médicament ! ». Slogan ou réalité ?
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Marc Boudot présente le concept de la borne musicale Melo qu’il a créée : son ergonomie, la qualité du répertoire, les autres activités qu’il propose et intègre à la borne périodiquement pour renouveler l’intérêt.. La musique requinque” les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer disent les personnels qui disposent de cet équipement dans l’établissement dans lequel ils travaillent. Certains d’entre eux qualifient aussi parfois la borne Mélo d’ aspirateur à Alzheimer”.

Regarder l’intervention de Marc Boudot

La validation de Naomi-Feil : améliorer les relations des familles avec leurs parents désorientés, impact sur les professionnels, Vicky de Klerk-Rubin, CVM (Certified Validation® Master), coordinatrice du Validation® Training Institute, Etats-Unis

Résumé
Reconnue et utilisée dans le monde entier, la Validation® de Naomi Feil est une méthode d’accompagnement pour les personnes
âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées. Cette méthode consiste à rejoindre la personne désorientée
dans sa réalité, en acceptant ses ressentis face à la difficulté de la situation et en mettant de côté nos propres sentiments,
le temps de la relation, afin d’accueillir ceux du proche malade. Il s’agit d’observer, de trouver la juste distance et d’utiliser
les techniques appropriées pour procurer un soulagement aux grands vieillards et leur permettre de se sentir acceptés
tels qu’ils sont devenus, en évitant ainsi le repli sur soi.
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Dans son intervention Vicky de Klerk-Rubin illustre les principes de bases de la validation à partir de deux exemples de situations fréquemment rencontrées.
L’intention est de prouver que dès que les membres d’une famille acceptent que leur parent âgé soit désorienté, qu’ils ne peuvent rien y faire, la relation peut comencer à évoluer. A partir de ce principe il cessent également de projeter leur émotion sur l’équipe soignante la rendant responsable de la situation de leur parent et, collaborant avec les soignants, acceptent de « rompre » avec leur parent d’avant, de lui lui dire « au revoir » pour aller à la rencontre de la personne aujourd’hui présente.

Les rendez-vous guinguette : l’Ehpad René Marion à Roybon (Isère), lauréat du Prix Lieux de vie, lieux d’envie” 2011

Présentation du Prix Lieux de vie, lieux d’envie” par Philippe Crône, Animateur, directeur IGM Animation, Evelyne Gaussens, présidente Asshumevie (Association humanitude, évaluation milieu de vie) et Annie de Vivie (fondatrice Agevillage)

Résumé
Forts du succès de la première édition du Prix « Lieux de vie, Lieux d’envie » en 2010, Agevillage​.com et Asshumevie renouvellent l’expérience à l’occasion de ce 4e colloque sur les approches non médicamenteuses de la maladie d’Alzheimer.
À travers ce prix, Asshumevie et Agevillage​.com souhaitent mettre en lumière des professionnels impliqués, oeuvrant quotidiennement pour la considération de l’identité, de l’autonomie, de la citoyenneté et de la dignité des personnes âgées.
Valoriser le travail des professionnels de la gérontologie c’est aussi contribuer au développement d’une représentation sociale positive de la vieillesse.
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Lire notre article sur les « Rendez-vous guinguette » de l’EHPAD René Marion à Roybon (38), lauréat de l’édition 2012 du Prix Lieux de vie, lieux d’envie” 2011

Bénévole-Professionnel, complémentarité et complicité ; Etienne Hervieux, directeur de l’accompagnement des personnes malades à l’association les petits frères des Pauvres”

Résumé
Qu’est-ce qu’un bénévole d’accompagnement ? Pourquoi un bénévole accompagne-t-il ? N’importe qui peut-il devenir bénévole d’accompagnement ?…
10 questions-réponses relatives au bénévolat d’accompagnement afin d’en éclairer le concept, la pratique et de donner l’envie d’accueillir davantage les bénévoles dans les établissements de soin.
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Le bénévolat d’accompagnement est un bénévolat d’écoute approprié pour favoriser la relation entre la personne malade et le monde extérieur, les bénévoles, des citoyens qui s’engagent.
Etienne Hervieux rappelle le message qu’il est venu porter aux soignants : savoir les accueilir dans les établissements et inscrire leur action dans les projets de service.
Les établissements médico-sociaux ont grand besoin d’ouverture, de favoriser les rencontres. Il essentiel d’y promoouvoir le bénévolat. Etienne Hervieux précise en effet que dans un service hospitalier pour enfant on peu compter 100 bénévoles pour 10 lits, tandis que dans une maison de retraite et davantage encore dans les unités Alzheimer pour 200 personnes on ne rencontrera qu’un quinzaine de bénévoles. 

Voir l’interview d’Etienne Hervieux


Le clown relationnel : présence contenante, communication affective et empathie ; Françoise et Christian Moffarts, créateurs de la démarche clown relationnel®, Institut du Clown Relationnel® et de la Clown-Thérapie, Belgique

Résumé
Le Clown Relationnel® est une démarche d’art-thérapie qui permet aux soignants de développer des compétences relationnelles
spécifiques avec des personnes touchées par la maladie d’Alzheimer. Les fondements de la démarche aident à communiquer
avec des personnes qui ne parlent pas, avec celles qui s’expriment par des comportements, pour prévenir et apaiser
leurs troubles, pour favoriser la joie et d’autres émotions positives.
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Comment quitter la tête pour s’engager dans d’autres types de langage ? Notre manière de procéder, d’entrer en relation écrase” toutes les autres intelligences ou possibiltés d’entrer en relation avec les personnes qui s’expriment par des comportements dit Christian Moffarts qui invite à une boucle de l’interaction” …
Les fondements du clown relationnel servent dans les soins relationnels et comme savoir être relationnel, conclut-il.

Voir l’interview de Christian Moffarts

Découvrir l’intégralité de l’intervention de Christian Moffarts

Evaluation de la méthode Veder” : une approche innovante pour les soignants des personnes présentant un syndrome démentiel ; A. Marijke van Dijk, chercheure, department of nursing home medecine, Alzheimer Center, Institute for Health and Care Research, A

Résumé
Aux Pays-Bas, la Méthode Veder, développée par Theater Veder’, est mise en oeuvre à grande échelle dans les maisons de soins
pour les personnes ayant un syndrome démentiel. Les soignants sont formés à l’utilisation des stimuli théâtraux, en combinaison
des éléments de méthode de soins axés sur l’émotion établie, comme la thérapie de la réminiscence et la thérapie de
Validation. Une étude a été menée pour décrire la Méthode Veder et évaluer sa mise en oeuvre.
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C’est lors de séances de salon” que les acteurs intervenant par la méthode Veder entrent en relation et développent des interactions avec les personnes souffrant d’un syndrome démentiel. Pour favoriser le contact au cours de cette séance, la méthode combine stimulli émotionnel et stimuli théatraux.
Nous prenons en compte l’histoire vécue et l’expérience des personnes” précise A. Marijke van Dijk.
Le but est d’établir et ou d’améliorer la réciprocité dans les relations de soin. La méthode s’avère efficace lorsque ce sont des acteurs professionnels qui l’utilisent. Les bénéfices sont visibles à la fois pour le personel soignants, qui peuvent s’appuyer sur les principes dans leur relation de soin, et pour les personnes malades. Le processus se déroule selon un ordre fixe : explications.


Voir l’interview de A. Marijke can Dijk

Approche Humanitude : vivre et mourir debout ; Rosette Marescotti, Yves Gineste, co-concepteurs de la philosophie de soin de l’Humanitude®

Résumé
La méthodologie de soin Gineste-Marescotti® permet l’accompagnement debout jusqu’au bout de la vie des personnes habituellement considérées comme grabataires. Cela nécessite une évaluation permanente, une nouvelle organisation des soins, la participation de tous au projet, mais aussi des techniques particulières adaptées au très grand âge. À ces conditions, avec 20 minutes par jour debout, la grabatisation disparaît de nos institutions.
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La mise en humanitude c’est la reconnaissance dans l’espèce explique Rosette Marescotti. Elle rappelle que celle-ci se fait à partir de 3 piliers relationnels, regard, parole, toucher que la capture sensorielle” permet de maintenir. La verticalité est le 4ème pilier qui permet la construction de soi. La perte de la verticalité est un véritable deuil insiste-t-elle. Pourquoi la vieillesse devrait-elle nous faire perdre cette identité ? La grabatisation n’est pas une fatalité.
Yves Gineste présente le rôle que la verticalité joue sur la santé sur le système musculaire, osteo-articulaire, cardio vasculaire, respiratoire… Enfin il présente ce que représente la toilette : un moyen pour permettre à la personne d’être debout selon la situation de chaque personne.


Voir des extraits de leur intervention


Yves Gineste et Rosette Marescotti répondent aux participants sur la question du temps nécessaire aux toilettes debout ainsi que aussi sur le choix des approches ou méthodes. Rosette Marescotti insiste sur le fait que celles-ci doivent s’inscrire dans le projet d’établissement et au delà de la formation, sur l’impérieuse nécessité de sa mise en place par la direction dans les équipes. 


Ecouter les réponses d’Yves Gineste et Rosette Marescotti aux questions des participants




Dans un interview Yves Gineste revient sur les 20 mn de verticalité” qui permettent de rester debout jusqu’au bout et donne des pistes pour y parvenir, en fonction des cas.


Voir l’interview

Valorisation des professionnels : Je vous trouve si belles”. La démarche de Véronique Châtel journaliste et Serge Verglas, photographe

Résumé
Ce n’est pas de l’angélisme ! Ni du politiquement correct. Le titre de notre livre « Je vous trouve si belles » traduit une vérité.
Les professionnels qui travaillent dans des maisons de retraite trouvent très belles les personnes âgées dont ils s’occupent.
Quant aux résidents de ces lieux de vie, ils trouvent très belles aussi toutes ces personnes qui les soignent, les stimulent, les aident à affronter le dernier acte de leur existence, en les regardant en face. Dans les yeux. Sans jamais détourner le regard.
Ce livre, construit comme un reportage, autour d’interviews et de photos prises sur le vif, a l’ambition de refléter ce qui se passe vraiment dans ces résidences qui ont si mauvaise réputation. Et au sujet desquelles on véhicule toutes sortes d’idées fausses.
Non, s’occuper de personnes âgées n’est pas le métier le plus démoralisant du monde. Pas plus que cela ne relève de la vocation.
C’est un travail qui s’apprend. Mais contrairement à ce que l’on croit, le plus dur pour les professionnels qui se lèvent tous les matins pour prendre soin de nos aînés, c’est l’image négative et dévalorisante qu’on leur renvoie de leur métier. Essentiel pourtant. Capital dans une société d’humains civilisés, censés veiller sur tous ses membres, jusqu’aux plus âgées et aux plus vulnérables.
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Dans leur intervention Véronique Châtel et Serge Verglas se sont attachés à montrer à quel point leur démarche (et le résultat obtenu dans l’ouvrage) démonte les idées reçues sur les maisons de retraite, les personnes qui y vivent et celles qui y travaillent. Idées reçues telles que : Il faut avoir la vocation”, Ce doit être pénible”, Les maisons de retraite sont des mouroirs”, ” Ce doit être déprimant”, .…
Ces idées reçues sont celles que partagent et malheureusement transmette des personnes qui pour la plupart n’ont jamais mis les pieds dans une maison de retraite a lancé Véronique Châtel.


Regarder des extraits de l’intervention


Recruter, motiver : tout un art ; témoignage de Nicole Camboulive, directrice, Claude Deutschmeyer, président, Magali Fieffe, gouvernante de la maison de l’Amitié, Albi

Résumé
La Maison de l’Amitié est un pôle gérontologique de proximité, un milieu de vie, où chacun a un rôle à part entière et une participation citoyenne. Manager un milieu de vie, c’est sortir de son bureau pour respirer l’air des couloirs et se montrer visiblement
présent. C’est aussi mettre en place une organisation pour un développement durable servie par une gouvernance claire.
Aucune personne ne peut accepter de disparaître au nom de « l’organisation ». Les solutions toutes faites n’existent pas. Chacun
trouve ce qui lui convient, l’expérimente, c’est la formation action, celle qui permet une remise en question permanente sans
culpabilité, et qui permet d’avancer dans les missions à accomplir.
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Nicole Camboulive, directrice de la maison de l’Amitié, d’Albi expose la définition et sa conception du management à partir du projet d’établissement : Permettre à chacun de continuer à vivre ce qu’il à a vivre à l’âge qu’il a dans une poursuite d’épanouissement personnel, d’accomplisement et d’équilibre de la vie et ceci dans le plein respect des individualités mais en s’appuyant sur un socle d’un collectif solide, bienveillant, dans une ambiance de solidarité“
La mission commune : garder des gens debout selon la démarche de soin de l’Humanitude que l’établissement à choisi d’appliquer. L’équilibre se fait sur la base d’un trépied : l’institution, les résidents, les familles. Tous doivent être de la même hauteur. Chacun a un rôle à jouer pour permettre au projet d’aboutir, Aucun ne doit jouer le rôle de l’autre poursuit Nicole Camboulive. 

Plus on donne plus on est grand “. Pour faire vivre le trépied la réciprocité doit être un a priori” fondamental qui va créer une obligation mutuelle et maintenir la relation. Le don est fondé sur des valeur de loyauté, fidélité, lien, appartenance. De la valeur spirituelle se crée, cela fait sens. Nicole Camboulive se réfère sur ce point à Marcel Mauss dans son Essai sur le don” qui développe le principe du Donner — recevoir — rendre”

Voir des extraits de l’intervention de Nicole Camboulive


Magali Fieffe, gouvernante à la maison de retraite de l’Amitié, explique l’originalité du processus de recrutement des personnels, l’accompagnement et l’évaluation des candidats en observation pendant deux jours, à l’issue desquels elle recommande ou non le recrutement de la personne en période d’essai. Ensuite elle aide à la construction d’un projet dans lequel au delà de l’accompagnement dans les gestes de la vie quotidienne la personne s’engage à tenir un atelier. Cet atelier est programmé dans les activités de la maison. Ceci favorise l’acceptation du nouveau” par les résidents et son intégration au sein de l’équipe. Elle précise que laisser place aux initiatives permet à chacun d’évoluer, de se révéler. Et, définissant son rôle, elle dit : Ecouter, aimer, expliquer, encourager, responsabiliser, rester humble”.

Voir des extraits de l’intervention de Magali Fieffe

Tomber la tenue. L’expérience de l’équipe de la résidence les Grands Jardins à Montauban de Bretagne emmenée par Christian Bertin directeur et Jean-Claude Hocquet, médecin coordonnateur

Résumé
L’ensemble des soignants de la résidence les Grands Jardins porte une tenue civile. Les avantages sont nombreux pour les résidents
d’autant plus qu’existe une atteinte cognitive. Cette démarche a nécessité une longue réflexion d’équipe en se basant sur
les valeurs du projet d’établissement. Trois ans après le début de cette expérience le bénéfice pour le personnel est réel.
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Christian Bertin, directeur de la Résidence des Grands Jardins à Montauban de Bretagne présente la démarche qui l’a conduit à souhaiter (et parvenir) à faire adopter à ses équipes soignantes des tenues civiles pour prendre soins des résidents. Les actes doivent correspondre à ce que l’on dit”. Dans la mesure explique-t-il où le projet de vie était de faire en sorte que la résidence, nouveau lieu de vie des résidents soit le plus proche possible du domicile qu’ils viennent de quitter, le port de la blouse ne colle pas. Après les premières formations à la Philosophie de soin de l’Humanitude, un jour à la caféteria il propose …


Ecouter l’intervention de Christian Bertin


Francine Clouet, animatrice décrit les bénéfices du port d’une tenue civile, notamment le fait que celle-ci devient objet de conversation de la part des résidents qui s’expriment sur telle ou telle tenue qui sied ou non à celle (ou celui) qu la porte. Elle reconnait les quelques difficultés rencontrées au départ pour les résidents ainsi que pour les familles mais peu à peu tant pourl es uns que pour les autres des repères ont été pris. Des réactions négatives se sont fait sentir mais provenant de l’extérieur. Elle présente aussi la requête du personnel de nuit qui a émis le souhait de d’être aussi en tenue civile de nuit … !


Ecouter l’intervention de Francine Clouet



Corinne Corbel, cadre de santé, explique que la tenue doit répondre aux règles incontournables d’hygiène, établies par les recommandations des organsimes sanitaires. Elle évoque les campagnes sur l’hygiène des mains (manches courtes, mains sans bijoux, ongles sans vernis ainsi que les autres protocoles tels que ceux qui concernent les infections, épidémies.
Le risque infectiieux n’est pas lié à la couleur de la tenue”. Elle décrit concrètement comment se passe la gestion des tenues du personnel.”

Ecouter l’intervention de Corinne Corbel

Regards croisés : familles, résidents, bénévoles et professionnels ; table ronde

L’APPRENTISSAGE AVEC ALZHEIMER, Colette Roumanoff, metteur en scène, Daniel Roumanoff, écrivain, diagnostiqué malade Alzheimer”, Paris

Résumé
Bien vivre avec la maladie d’Alzheimer est possible s’il y a une adaptation continuelle des deux parties, la personne malade et l’aidant, une relation à double sens où chacun apporte et donne ce qu’il peut. On s’aperçoit que la qualité de l’environnement et la qualité de la relation sont aussi primordiales pour favoriser l’apprentissage et la découverte de nouvelles activités.
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Voir un extrait de l’intervention de Colette Roumanoff


Retrouver Colette et Daniel Roumanoff sur le blog Alzheimer autrement


QUE CHACUN PRENNE CONSCIENCE DU POSSIBLE, PRENNE LE RISQUE D’OSER, D’ESSAYER, DE TENTER UN AUTRE REGARD
, Catherine Ollivet, Espace Ethique AP-HP — Erema

Résumé
Chacun s’accorde aujourd’hui à proclamer le droit des personnes atteintes d’une maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée à une prise en compte de leurs besoins d’aide, de soin et d’accompagnement d’une façon individualisée, particulière à chacun, tenant compte de leur histoire, de leurs préférences et de leurs capacités toujours présentes.
De la proclamation aux actes, il reste encore une large part de progrès à réaliser, mais le principe même étant posé, la ligne directrice qui concerne autant les aidants familiaux, les proches que les professionnels, est aujourd’hui clairement affirmée.
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Ecouter l’intervention de Catherine Ollivet 

La demande est d’abord sociale
Claudy Jarry, président de la FNADEPA : la personne âgée au coeur du dispositif, travailler avec un regard positif et valoriser les capacités restantes des personnes vulnérables : des hommes et des femmes debout !

Ecouter l’intervention de Claudy Jarry

Alzheimer, enjeux d’une mobilisation éthique : Emmanuel Hirsch, directeur de l’espace éthique AP-HP, EREMA

Alzheimer, enjeux d’une mobilisation éthique
Emmanuel Hirsch, Professeur des universités, directeur de l’espace national de réflexion éthique sur la maladie d’alzheimer (erema).

Résumé
Trop de considérations générales ou d’analyses savantes détournent la réflexion éthique de l’urgence pratique d’engagements au plus près des réalités humaines et sociales de la maladie d’Alzheimer. C’est en des termes politiques qu’il convient désormais de penser et de promouvoir les droits de la personne malade ainsi que de ses proches, de leur reconnaître une position digne parmi nous. Une telle approche relève de la responsabilité et non d’une inconsistante compassion ou de l’expression convenue de solidarités théoriques. Lire la suite

Retrouvez également le texte de son intervention du 4 novembre 2011 : Ethique en pratique (en pdf)

Il faut se battre collectivement contre les inégalités : Maurice Bonnet, ancien vice-président du CNRPA, grand témoin du colloque

Extraits de l’intervention de Maurice Bonnet, ancien vice-président du CNRPA, grand témoin au colloque international sur les approches non-médicamenteuses de la maladie d’Alzheimer qui avait lieu à Versailles les 3 et 4 novembre 2011.

Maurice Bonnet exprime sa colère concernant les promesses non tenues par le gouvernement sur la constitution d’un cinquième risque pour mieux prendre en charge la perte d’autonomie des personnes âgées et exhorte les professionnels à se faire entendre pour combattre les inégalités territoriales qui perdurent.

Extraits de l’intervention de Maurice Bonnet

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