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Asalée : les clés pour une meilleure coopération entre médecins et infirmiers -

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En février dernier, l’Irdes (institut de recherche et documentation en économie de la santé) rendait publique son analyse sur l’organisation et les pratiques collaboratives dans le cadre du dispositif Asalée.

Depuis sa mise en place en 2004 dans les Deux-Sèvres, le projet Asalée (action de santé libérale en équipe) s’est beaucoup enrichi et est désormais appliqué sur plus de 50 départements. 

Cette coopération entre médecins et infirmiers permet de recadrer leurs interventions autour de l’éducation et la prévention. Pour ce faire, le patient est reçu par l’infirmier qui donne ensuite son compte-rendu au médecin. 

Asalée a pour objectif de sauvegarder du temps médical, d’améliorer la qualité de la prise en charge et le suivi des patient. 

Au départ centré exclusivement sur le diabète, le dispositif s’étend désormais au dépistage du cancer, au repérage des troubles cognitifs, à l’automesure tensionnelle, au suivi des risque cardiovasculaires et au suivi des patients tabagiques. 

Depuis 2012 et la validation par l’HAS (Haute autorité de santé), Asalée ouvre de nouvelles perspectives en permettant des procédures dérogatoires qui viennent compléter les compétences de l’infirmier. Ainsi, après une formation préalable, un infirmier peut prescrire et faire un électrocardiogramme ou réaliser un test des monofilaments ou encore de la spirométrie.


Un dispositif plein de promesses mais une mise en place parfois laborieuse

En avril 2018 une étude de l’Irdes, centrée sur les approches qualitatives, mettait en lumière l’aspect innovant du dispositif Asalée et révélait qu’il était accepté et apprécié par les différents acteurs. 
Cette nouvelle étude de l’Irdes, parue en février, se concentre désormais sur une analyse quantitative du dispositif pour en tirer de nouvelles conclusions. 

Réalisée autour de 1065 binômes, composés de médecins et d’infirmières, cette enquête détermine les variables qui permettent la meilleure utilisation d’Asalée.

Ainsi, les binômes plus expérimentés (38 % des sondés), qui exercent dans un seul cabinet et à plein temps, montrent beaucoup plus d’enthousiasme que les autres, se déclarant satisfaits d’Asalée à 73 % contre 53 %. L’étude constate que majoritairement, pour ces binômes expérimentés, les échanges sont favorisés, les conditions de travail se sont améliorées et les infirmiers y voit un enrichissement de leur pratique, favorisant les échanges avec les patients. 

Pour les binômes les moins habitués à l’utilisation du dispositif, où les infirmiers sont à mi-temps (18 % des sondés), l’étude dégage une tendance bien moins concluante où médecins et infirmiers s’accordent sur le timide apport d’Asalée.

Cette nouvelle étude de l’Irdes met en avant la corrélation entre l’implication des professionnels et l’intérêt d’Asalée, mais aussi l’importance d’une mise en place du dispositif sur la durée pour permettre aux binômes de tirer pleinement partie des avantages du dispositif.
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