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Burn out : quelle prise en soin ? - Pistes curatives

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Pistes curatives

Après avoir repéré les professionnels de l’aide et du soin comme particulièrement à risque de burn-out, après avoir mis en oeuvre une démarche de prévention, quid des stratégies thérapeutiques ?
Retours sur la conférence Burn out : de la prévention au soin” par Stimulus, les Thermes de Saujon avec le soutien de Malakoff Médéric.

Burn-out = une réaction adaptative à une situation vécue comme trop stressante
Si le burn-out est un état de souffrance d’intensité sévère, il présente, contrairement aus autres affections psychiatriques marquées par la chronicité, une dimension situationnelle qui lui confère un caractère souvent passager” explique le Dr Olivier Dubois, psychiatre, président du groupe cliniques et thermes de Saujon”.
Le burn out est une réponse adaptative à une situation vécue comme trop stressante. L’esprit et le corps disent stop”, sans que cette halte soit définitive (à moins que le trouble soit plus profond).

Quelles types de réponse à cette réaction adaptative ?
Première piste : une écoute active et l’injonction médicale d’un arrêt de travail, avec le fait dimposer le repos et son corollaire : le sommeil (on dort en moyenne 1 heure trente de moins qu’il y a 50 ans) précise le Dr Dubois, le tout associé à un travail psychothérapeutique de reconstruction émotionnelle.

La limite de ces entretiens est l’épuisement psychique du patient, qui sera alors soutenu par la thérapeutique médicamenteuse (antidépresseurs voire anxiolytiques, hypnotiques de courte durée, notamment en début de prise en charge).

L’hospitalisation peut s’imposer selon l’intensité de l’épuisement, quand il faut sécuriser la situation ou éviter un embrasement émotionnel” pouvant favoriser un passage à l’acte, précise le Dr Dubois.

Si l’état se chronicise, une stratégie au long cours est à réfléchir : éloignement des facteurs de stress, programmes psycho-éducatifs comme des entretiens, ateliers, activités adaptées à l’affirmation de soi, la relaxation (méditation, hypnose), le bien-être physique et mental (activités physiques adaptées qui diminuent de 50 % les symptômes dépressifs), au sein d’une cure thermale par exemple. L’OMS va lancer un vaste plan de promotion de l’activité physique adaptée, insiste Dr Dubois.

Le médecin du travail sera enfin associé pour évaluer et adapter le poste de travail, son organisation, l’environnement professionnel, voire envisager une reconversion.

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