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Accueil de jour : comment améliorer le taux d'occupation ? - Eclairage de Johan Girard, délégué national personnes âgées et domicile à la Croix-Rouge française

Temps de lecture 2 min

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Eclairage de Johan Girard, délégué national personnes âgées et domicile à la Croix-Rouge française

Dispositif de maintien de l’autonomie pour les personnes fragilisées, de répit par les aidants, financé par l’allocation personnalisée d’autonomie, l’accueil de jour a tout pour plaire… mais peine cependant à faire le plein. En 2017, le taux d’occupation se montait en effet à 61 %. Pourquoi un si faible succès ? Et quelles actions mettre en œuvre pour faire vivre son accueil de jour ? 


Répondant à la fois aux besoins des personnes âgées en perte d’autonomie et de leurs proches, les accueils de jour ont le vent en poupe. Le nombre de place en accueil de jour a ainsi été multiplié par six entre 2004 et 2015, et continue d’augmenter chaque année.

Une offre qui reste malgré tout en-deçà des besoins, puisque les dispositifs concourant à l’accompagnement en milieu ordinaire (l’accueil de jour et l’hébergement temporaire) ne représentent que 2 places sur 10, souligne la CNSA dans son dernier rapport annuel.

Et pourtant, la moitié de ces places ne sont pas utilisées. En cause ? Une offre pas toujours connue des usagers potentiels, ni des professionnels qui les accompagnent, selon l’Agence régionale de santé d’Auvergne Rhône-Alpes.

Autres freins identifiés par l’ARS : le problème du transport, le prix, mais aussi l’image de l’accueil de jour, vu comme une première étape en direction de l’Ehpad, qui continue de faire peur.
Des constats partagés par France Alzheimer.

Pour lever ces freins, Johan Girard, délégué national personnes âgées et domicile de la Croix-Rouge française propose plusieurs leviers.

Organisations agiles

D’abord, repenser le concept, le rendre agile. Il peut s’agir de proposer un accueil de nuit, ou d’autres formes d’accompagnement, type Ehpad à domicile (comme Ehpad@Dom à Sartrouville ou M@do en Corrèze).

« Il s’agit d’intégrer l’accueil de jour dans une palette de services plus larges », explique Johan Girard, « de diversifier l’offre en la segmentant moins entre différents opérateurs. »

Une façon d’anticiper l’arrivée des Papy boomers, déterminés à avoir le choix, à pouvoir bénéficier de la bonne réponse au bon moment.

Essentiel, aussi, de travailler sur l’accès à ces structures. « Si le lieu n’est pas ouvert, que les personnes doivent passer plusieurs portails, faire plusieurs codes pour entrer comme dans un univers carcéral, personne n’aura envie de s’y rendre », souligne-t-il.

Idéalement, l’accueil de jour sera ouvert, accessible et lumineux.

Faire preuve de pédagogie et d’ouverture

Pour casser cette image, il peut être judicieux, aussi, d’ouvrir régulièrement les portes. En invitant les personnes accompagnées à domicile, les aidants, les professionnels du domicile à venir se rendre compte par eux-mêmes, jusqu’à faire de l’établissement un lieu de vie et de rencontres.

Et pour en faire le point névralgique de l’accompagnement des personnes âgées sur le territoire, intégrer l’ensemble des parties prenantes dans la construction du projet d’établissement.

Le cloisonnement n’est pas qu’architectural, il est aussi symbolique … le plus de lien possible avec son territoire permet de le faire tomber.

conclut Johan Girard Tisser
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