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Bonnes pratiques : la revalorisation des déchets (biodéchets et Dasri) - Réduire ses impacts sur l'environnement

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Réduire ses impacts sur l’environnement

Des déchets alimentaires au Dasri, en passant par les médicaments ou les lampes, les Ehpad produisent une somme importante de déchets qu’il leur faut gérer, éliminer ou valoriser.



Pourquoi revaloriser les biodéchets ?

Les biodéchets, c’est-à-dire les déchets alimentaires et autres déchets naturels biodégradables, constituent une source importante de d’émissions de gaz à effet de serre (GES).

S’ils sont mis en décharge, ils vont fermenter et émettre du méthane dans l’atmosphère. S’ils sont incinérés, d’autres GES, et notamment du CO2, seront produits lors de la combustion.

En conséquence, la règlementation exige depuis que les « gros producteurs » de biodéchets les revalorisent, s’ils dépassent un certain seuil de production annuel.

De 120 tonnes par an, ce seuil a été abaissé à 10 tonnes en 2016.

Le meilleur déchet étant celui qu’on ne produit pas, il est essentiel de travailler en amont, au niveau des achats.

L’Ehpad Saint-Joseph de Jasseron (01) a mené une réflexion entre 2013 et 2015 sur sa production de déchets, et a mis en place plusieurs actions, concernant notamment les achats.

Ce qui a permis de réduire la production de déchets de plus de 7 tonnes, passant de 9,5 tonnes (soit 300 g/​jour alors que la moyenne nationale est de 200 g) à 2,2 tonnes (soit 63 g/​jour).

Et pour éliminer les biodéchets qui restent, plusieurs options, de l’installation d’un poulailler (les poules se nourrissant de biodéchets) au compostage ou à la collecte par un prestataire extérieur.

Chaque entreprise étant responsable des déchets qu’elle détient, jusqu’à leur élimination ou leur valorisation.

Pour faciliter la tâche aux établissements, l’Agence parisienne pour le climat et l’agence Primum non nocere ont organisé en 2018 une série de cafés santé sur le sujet. Les échanges qui ont eu lieu lors de ses rencontres ont permis d’établir un document spécifique aux biodéchetset destiné aux professionnels du sanitaire et du médicosocial.


Quid des Dasri ?



Quant aux déchets d’activités de soins à risques infectieux, ils doivent être collectés et traités par un prestataire agréé après avoir été placés dans les contenants adéquats.

Ce qui entraîne de nombreux impacts négatifs sur les GES, explique Cédric Alliès, consultant développement durable chez Primum non nocere.

Ils ne peuvent en effet pas être compactés, et nécessitent donc plus de camions pour être transportés sur des sites de traitement spécifiques, des sites qui sont par ailleurs plus éloignés que les sites de traitement des déchets classiques.

Pour limiter l’impact des Dasri sur l’environnement, l’association Santélys a développé une initiative de revalorisation de ces déchets dangereux via sa filiale Cosmolys.

Après broyage et désinfection, les déchets sont triés pour isoler le polypropylène (PP), qui sera ensuite utilisé pour fabriquer des contenants pour Dasri (à hauteur de 20 % du PP total). Des contenants ensuite commercialisés en Allemagne et les pays du Nord, la norme NF ne permettant pas d’employer du PP recyclé pour les fûts à Dasri.

Une démarche encore expérimentale, que Cosmolys aimerait ensuite étendre au recyclage du verre et du métal issus de Dasri.

A noter : le prochain café santé se déroulera le 3 juillet de 9h à 10h30 à la Maison des acteurs du Paris durable (21 rue des Blancs Manteaux, Paris 4).

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