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Manutention : quatre questions à se poser avant de porter - Les manutentions manuelles causent près de deux accidents de travail sur trois

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Les manutentions manuelles causent près de deux accidents de travail sur trois

Dans les Ehpad, la manutention manuelle constitue la principale cause d’accident du travail. Carole Gayet, pilote de la thématique Aide à la personne à l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), rappelle les bonnes questions à se poser afin d’éviter toute situation de portage délétère pour les professionnels comme les patients.

Les manutentions manuelles causent près de deux accidents de travail sur trois

, qui touchent essentiellement le dos et les membres supérieurs.

« Idéalement, il ne faudrait pas porter du tout et laisser faire la personne », souligne Carole Gayet.

Mais dans certains cas, impossible d’éviter totalement la manutention.

Le groupe hospitalier Saint-Joseph, à Paris, met en œuvre depuis 10 ans une démarche volontaire de prévention pour tendre vers le zéro portage.

Une approche qui nécessite un vrai « bouleversement culturel des pratiques », mais qui a permis de diviser le nombre d’arrêts de travail par dix en huit ans.

« Il s’agit d’évaluer les capacités de la personne en même temps qu’on l’accompagne », explique Carole Gayet.

Si une difficulté à évaluer un mouvement est identifiée par le professionnel, elle l’invite à se poser quatre questions : 

  • est-ce que je peux aider ?
  • est-ce raisonnable ?
  • est-ce délétère (pas plus de 10 kilos par membre du personnel) ?
  • quelle aide technique peut compenser la capacité abolie de la personne ?

Elle insiste également sur l’intérêt de bien intégrer les aides techniques durant le soin, « sans quoi leur utilisation n’a pas des sens pour le professionnel ».

Un cercle vertueux à enclencher, pour améliorer les conditions de travail comme les conditions du prendre soin.

Pour aller plus loin : évaluer la charge physique de travail avec l’outil en ligne spécifique au secteur sanitaire et social développé par l’INRS.

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