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C'est quoi, le baluchonnage ?

Temps de lecture 2 min

Expérimenté depuis 2019, en quoi consiste exactement le baluchonnage (ou relayage en France) ?

Né au Québec il y a 19 ans, le baluchonnage est un dispositif de relais à domicile de l’aidant d’une personne âgée, souvent malade d'Alzheimer. Concrètement, un professionnel vient s’installer quelques jours et accomplit toutes les tâches réalisées habituellement par l’aidant. Explications.

Le baluchonnage est très encadré : conditions de mise en place, temps de travail et de repos de l’intervenant, accompagnement de la famille et du professionnel sont soumis à des règles. C’est d’ailleurs pour cela que le terme est déposé. En France, on parlera donc de relayage.

Ce qu’est le baluchonnage…

  • Une solution de répit pour l’aidant : il peut prendre quelques jours de vacances en sachant son proche bien entouré, chez lui. Ses habitudes de vie sont respectées. Au Québec, il dure 4 à 14 jours.
  • Un accompagnement de l’aidant dans ce rôle : les principales difficultés de l’aidant sont recueillies avant le baluchonnage. Pendant, le professionnel peut observer la personne aidée, les situations de tensions et élabore des stratégies pour les désamorcer. Il en fera ensuite part des solutions qu’il a trouvées à l’aidant.

Ce que n’est pas le baluchonnage

  • Un remplacement de l’aide quotidienne professionnelle : si un infirmier ou un kinésithérapeute intervient à domicile en temps normal, il continuera de le faire durant la période de baluchonnage.
  • Un relais d’aidants professionnels : le baluchonnage repose sur un intervenant unique. Il s’agit de perturber le moins possible la personne aidée et de créer un lien de confiance entre toutes les parties.
  • Pour que le baluchonnage puisse fonctionner, le professionnel doit être formé, soutenu. Il travaille pour une structure (association, établissement) : ce n’est pas un autoentrepreneur, indépendant et isolé.

Cadre & coût du relayage

L’article 53 de la loi Essoc de 2018 permet de déroger au Code du travail afin de faciliter la mise en place d’une offre de baluchonnage (durée quotidienne du travail, travail de nuit, temps de pause, etc.), de façon expérimentale.

Il donne tout de même un cadre : le baluchonneur devra être un salarié volontaire, et ne pourra pas exercer cette mission plus de 94 jours par an.

Le texte reste flou sur la récupération. Et surtout, il n’évoque pas l’aspect financier. En effet, le coût d’une journée de baluchonnage est compris entre 110 à 620 euros, avec un reste à charge élevé pour les familles.

Au Québec, 24 heures de baluchonnage coûtent 250 dollars canadiens, soit 185 euros, avec un reste à charge de 15 dollars, soit 11,10 euros, grâce aux aides gouvernementales.


En France, le droit au répit de l’aidant se monte à environ 500 euros par an… Auxquels il faut ajouter le crédit d’impôt pour services à la personne et différentes aides locales

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