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Cinq sens

Testez votre audition: bien entendre est la clé de la sociabilité

Temps de lecture 2 min

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La baisse des capacités auditives est inévitable avec l'âge. Elle est aussi variable selon les individus. Mal entendre n'a rien de honteux Mais ne pas y remédier produit à coup sûr une rupture du lien social. Une personne malentendante aura tendance à s'isoler. Cet appauvrissement des relations sociales crée un début d'isolement. Si cet isolement se prolonge, c'est la solitude assurée avec le risque de dépression, l'accélération de troubles d'éventuels troubles cognitifs. Conseils de Marine Jeantet, médecin conseil MSA.

La presbyacousie, baisse d’audition liée à l’âge, touche 3 à 4 millions de personnes et se caractérise par une moindre perception des sons faibles, une plus grande sensibilité au brouhaha, une perte de souplesse des osselets, une fragilisation du tympan ou une disparition des cellules ciliées.

Si vous répondez oui à l’une de ces 10 questions, consultez votre médecin :

  • Avez-vous des difficultés à entendre, à comprendre une conversation en milieu bruyant ?
  • Votre entourage se plaint-il du volume de votre poste de télévision/​de radio ?
  • Faites-vous répéter vos interlocuteurs ?
  • Avez-vous du mal à localiser les bruits quotidiens et sons de la nature ?
  • Pouvez-vous être surpris par un véhicule/​une personne que vous n’avez pas entendu arriver ?
  • Avez-vous des difficultés à suivre vos conversations téléphoniques ?
  • Avez-vous l’impression de parler plus fort qu’avant ?
  • Lorsqu’on parle dans votre dos, avez-vous du mal à comprendre ce qu’on vous dit ?
  • Percevez-vous des sifflements dans vos oreilles ?
  • Lorsque vous frottez vos doigts sur l’oreille, vous n’arrivez pas à percevoir parfaitement le bruit du frottement ?

Des solutions existent pour compenser la plupart des baisses d’audition. Les aides auditives donnent de bons résultats, il faut en faire l’essai. Il n’y a pas de médicament de la déficience auditive et pas non plus de plantes ou d’aliments.

C’est à vous, avec l’aide de votre audioprothésiste, de définir vos priorités pour le choix d’un appareil auditif : d’abord la qualité de restitution des sons, le confort, la facilité à comprendre la parole. Ensuite la discrétionde l’appareil et son coût.

Enfin, la facilité d’utilisation et d’entretien. Les réglages et la programmation sont réalisés par l’audioprothésiste qui l’adapte à votre surdité et à vos demandes. L’audition avec l’aide auditive n’a pas les qualités de l’audition naturelle.

L’adaptation à l’appareil dépend de l’audioprothésiste et votre persévérance du patient. Elle varie d’un à 3 mois. Il faut retourner assez souvent chez votre audioprothésiste pour parfaire les réglages. Si vos 2 oreilles sont atteintes et que vous n’appareillez qu’une seule oreille, l’audition globale sera déséquilibrée. Pour une bonne audition, nous vous conseillons d’appareiller vos deux oreilles.

Depuis le 1er janvier 2019, les aides auditives sont désormais répertoriées en deux catégories :

  • les aides auditives de classes I qui composent l’offre 100 % Santé, et qui seront totalement remboursées à horizon 2021 ;
  • les aides auditives de classe II, dont le prix est fixé librement, et pour lesquelles le patient doit payer un reste à charge.


Les prestations de suivi attachées à l’aide auditive délivrée sont quant à comprises dans le prix d’achat de l’équipement.

A noter : l’audioprothésiste doit systématiquement proposer au moins une offre 100 % Santé pour chaque oreille devant être appareillée. 

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