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Edito : Vieillards et leurs aidants en pétard

Face à l'âgisme individuel et collectif


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Au lendemain du mouvement social avec 30 % des personnels des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes en grève, pour réclamer plus de moyens et un prendre soin digne, les médias continuent leur travail d'investigation (voir le Mag de LCP de ce 17 février sur les EHPAD qui a suivi sur le terrain les députés de la mission flash).

Annie de VivieEt alors que les études se succèdent sur les inégalités territoriales d'accès à l'aide (APA, aides à domicile), une étude américaine souligne l’influence du respect accordé à nos aînés sur leur santé mentale.

En pétard contre l'impensé du vieillissement, contre l'âgisme

L’étude relayée par Slate.fr montre que plus une personne aborde ses vieux jours de manière sereine et confiante, mieux elle se portera, et pour plus longtemps. Plus un pays  associe la sénilité à un fardeau ou à une perte de valeur sociale plus ses vieillards risquent d’être atteints de "dégénérescence mentale". À l'inverse, dans les environnements où l’âge est davantage valorisé, les personnes ont trois fois moins de risque de perdre la tête !

C’est une incitation à repenser au plus vite notre perception de la vieillesse, et ce au plus haut niveau de notre République (Alors que le Président Macron est aux abonnés absents après la mobilisation du 30 janvier). Développer les formes d’entraides entre personnes concernées par l’avancée en âge (Old Up), la maladie difficile et impensée (Alzheimer, Huttington), entre les familles, les malades, les professionnels (pour habiller en douceur par exemple). Les chercheurs invitent à lancer une campagne de santé publique contre l’âgisme.

D’autres pétards utiles aux vieillards ?
Par ailleurs une série de données scientifiques récentes (publiées dans la  revue Médecine/Sciences) laissent à penser que le cannabis pourrait protéger les vieux cerveaux de la sénescence. À quand des joints dans ces Ehpad si décriés ? A quand des jardins thérapeutiques aux plantes qui se fument ?  De quoi relancer les finances de ces établissements… je divague. On sait les effets délétères du cannabis sur la mémoire des plus jeunes étudiées. On voit aussi que notre pays tarde à rendre disponible en pharmacie des traitements spécifiques au cannabis, commercialisés dans quelques pays seulement – pour des soins antalgiques, en particulier pour soulager les douleurs de la sclérose en plaques ou les nausées induites par certaines chimiothérapies.

Il nous faut penser l'impensé de la maladie incurable, de l'accompagnement de ces personnes désorientées, de la toute fin de vie. La médecine ne peut rien ? En révolte, les malades s'organisent sur la toile. Des services à domicile inventent une organisation de proximité misant sur l'engagement des salariés. Des médecins partagent leurs connaissances dans des cours en ligne.

A nous de réfléchir à la manière de booster les capacités physiques et cognitives de tous nos concitoyens, de réfléchir à leur place à leurs rôles dans nos "smart cities", en lien avec les aidants, les professionnels qui prennent soin d'eux.

Il en va de l’intérêt général.
Faudra-t-il que les vieillards et leurs aidants se mettent en pétard pour se faire entendre ?


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Vos réactions

Suzy

19/02/2018 16:02

Vocabulaire ?


"sénilité", "dégénérescence mentale" et "perdre la tête" ! Sérieusement ? Je n'ai pas l'habitude de lire des éditos avec tant de vocabulaire négatif... que se passe-t-il ?




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