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Nouvelle politique de tests, restrictions locales : le point sur les nouvelles mesures covid-19

Après la Gironde, les Hauts-de-France, la Guadeloupe et les Bouches-du-Rhône, restrictions à Lyon et Nice


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Moins d’une semaine après Jean Castex, au tour du ministre de la Santé Olivier Véran de tenir jeudi 17 septembre une conférence de presse portant sur la gestion de l’épidémie de covid-19 en France. Le point.


Cela fait plusieurs semaines que les indicateurs inquiètent, force est de constater qu’ils montrent tous, aujourd’hui, « une progression de l’épidémie », a confirmé le ministre. Avec un taux d’incidence des contaminations est en « hausse constante », enregistré à 83 cas/100 000 habitants en France mercredi 16 contre 10 fin juillet.

En parallèle, la politique de tests laisse à désirer. Si, au fil des semaines, de plus en plus de professions sont autorisées à pratiquer des tests PCR (ce qui permet à la France d’en réaliser aujourd’hui plus d’un million par semaine), les files d’attente ne cessent de s’allonger devant les laboratoires. Et les résultats, eux, ne sont généralement pas disponibles avant plusieurs jours, une semaine, parfois plus.

Améliorer la procédure de test


L’une des annonces majeures du ministre concerne donc la politique de tests. Pour pallier les difficultés évoquées, plusieurs mesures ont été annoncées.

D’abord, la priorité doit être donnée aux personnes symptomatiques disposant d’une prescription médicale, aux cas contact identifiés ainsi qu’au professionnels des hôpitaux, des Ehpad et de l’aide à domicile.

En Ile-de-France, 20 centres de dépistage et de diagnostic covid (CDDC) permanents vont ouvrir au fil des 15 prochaines jours. Ouverts 6 jours sur 7 jusqu’à la fin de l’hiver, ils seront dans un premier temps réservés aux personnes nécessitant un accès prioritaire au test de dépistage.

Pour rappel, les laboratoires qui facturent les tests plus chers en promettant des résultats plus rapides sont dans l'illégalité, selon Olivier Véran.

Par ailleurs, la Haute autorité de santé a approuvé vendredi l’utilisation des tests salivaires. Plus faciles à réaliser et moins douloureux, ils sont toutefois moins fiables que les tests nasopharyngés et doivent être réservés aux personnes présentant des symptômes, indique la HAS.

Enfin, Olivier Véran a annoncé jeudi vouloir expérimenter les tests antigéniques, plus rapides que les tests PCR avec un résultat qui peut être connu en moins de 30 minutes.

5 millions de tests rapides antigéniques ont ainsi été commandés et seront expérimentés en Ile-de-France à compter de début octobre. Là aussi, le prélèvement s’effectue par le nez.

Peu de mesures nationales


Seuls changements annoncés jeudi au plan national, le port du masque qui devient obligatoire en crèche, et, depuis lundi, les fermetures de classes qui ne pourront survenir qu’à partir de trois cas avérés dans une même classe.

La situation reste disparate dans le territoire, même si de plus en plus de départements sont classés en rouge. Dans certains territoires (grandes villes notamment), le taux d’incidence est désormais supérieur à 150 ou 200/100 000 habitants, soit trois à quatre fois le seuil d’alerte.

Près de 3000 mesures locales


Selon le comptage du magazine Acteurs publics, près de 3000 mesures locales avaient été prises au 17 septembre, concernant pour la plupart le port du masque.

Après la Gironde, les Hauts-de-France, la Guadeloupe et les Bouches-du-Rhône la semaine dernière, de nouvelles mesures doivent être annoncées ce lundi à Lyon.

Nice, qui compte un tiers d’habitants de 65 ans et plus, maintient quant à elle la suspension des visites en Ehpad, des tests tous les quinze jours dans ces établissements et une politique renforcée d’appels aux personnes âgées fragiles qui vivent à domicile. Selon France Bleu, la Ville envisage aussi de mettre en place la livraison de repas à destination de ces 3000 seniors.

A noter également, la réactivation du plan blanc dans les hôpitaux d’Ile-de-France pour faire face à un afflux toujours plus nombreux de malade, et la distribution dans les prochains jours de 80 000 masques aux seniors résidant à Paris.

La capitale, de même que Lille, Toulouse, Rennes et Dijon font l’objet d’une vigilance accrue de la part du ministère, du fait d’un taux d’incidence élevé, même si « les seuils critiques ne sont pas encore atteints », a indiqué Olivier Véran.


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