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Trouver son lieu de vie

Accueillant familial : avantages et inconvénients actuels du métier.

Auteur Raphaëlle Murignieux

Temps de lecture 2 min

Date de publication 25/03/2008

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Lors de la journée nationale sur l’accueil familial organisée le 18 mars 2008 par la MSA (Mutualité Sociale Agriccole), des accueillants familiaux ont décrit leurs motivations, leur quotidien, notamment Belen Afonso de l’association Famidac qui fédère 400 accueillants, 40 associations départementales*.

Les points forts
-Revitalisation du milieu rural, création d’emploi, offre diversifiée à côté des services d’aide à domicile, des maisons de retraite (la rémunération et les indemnités actuelles de l’accueillant familial en gré à gré, en font une offre de service très bon marché)
- Des accueillants agréés
par le conseil général pour accueillir jusqu’à 3 personnes âgées ou handicapées.
- Pour l’accueillant familial , le plus : travailler à son domicile, à son rythme, organiser sa journée à sa guise, en fonction des besoins familiaux, laisser venir des imprévus (sorties, pique-nique en fonction du temps…).
-L’intérêt pour les accueillis est de plus en plus reconnu : accueil individualisé, le cadre familial, chaleureux, réconfortant, stable
Ce métier d’accueillant familial peut se penser comme une seconde carrière”, en complément, en suivi du métier d’aide à domicile, d’agriculteur.

Les accueillis et accueillants vivent de vrais échanges, denses, intenses et réciproques . Nous ne sommes pas des saints”. Nous devons être ouverts, réceptifs”. Comme en témoigne Sylvain : je ne suis pas un copain, ni un directeur de conscience. Il faut accepter la différence”. Ainsi la période d’essai d’un mois renouvelable est indispensable, à l’accueillant ET l’accueilli.
Voir le DVD proposé par la MSA qui présente l’expérience de plusieurs accueillants familiaux.

Les points faibles
- Améliorer le statut non rattaché à ce jour à une convention collective. L’accueillant familial ne doit son salaire en fin de mois qu’au nombre de journées effectuées » problème de sécurisation des revenus en cas d’hospitalisation, voire de décès de l’accueilli. L’accueillant familial ne bénéficie pas de l’assurance chômage.
La Loi Dalo (droit au logement opposable, du 5 mars 2007) ouvre des pistes pour que les accueillants familiaux deviennent des salariés de structure de coordination, de coopération (comme des associations, des collectivités). Un contrat d’accueil resterait en vigueur entre l’employeur- le salarié (accueillant familial) et la personne accueillie).
- Organiser le remplacement de l’accueillant familial pour ses congés, en cas de maladie,imaginer des accueillants d’urgence” qui pourraient accueillir chez eux ou intervenir au domicile de l’accueillant principal”.
- développer l’information, la coopération, la coordination entre aidanst familiaux » éviter leur isolement

Une réflexion sur l’évolution du statut d’accueillant familial a été récemment confiée par Xavier Bertrand et Valérie Létard, dans le cadre de la Loi Dalo, à Valérie Rosso-Debord. (mission parlementaire)
Ses conclusions sont attendues pour juin 2008.


* Les adhérents de Famidac, au 16 mars 2008
- 411 accueillants familiaux agréés (dont 25 accueillants thérapeutiques)
- 42 associations départementales d’accueillants familiaux
- 52 propriétaires de logements indépendants ou de gîtes adaptés (certains étant également accueillants familiaux agréés)
- 37 tuteurs ou organismes de tutelle
- 16 sympathisants (médecins, juristes, travailleurs sociaux, aidants familiaux…)

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