Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Connaître vos droits

Abus, escroqueries, vols, emprise : comment protéger son proche des maltraitances financières ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 24/02/2018

2 commentaires

Peurs des représailles, de ne pas être cru, peur de la judiciarisation

Escroquerie, vente forcée, abus des proches, des aidants professionnels, détournements des tuteurs... comment protéger son proche fragilisé des maltraitances financières ? Sensibiliser l'opinion publique, les professionnels, protéger les lanceurs d'alerte, favoriser la médiation, lancer une campagne d'information sur ces abus, faire connaître le numéro d'appel national 3977, un nouveau rapport met en lumière des réalités difficiles à repérer et dénoncer.

Un fléau silencieux


alain koskas

Alain Koskas est psychogérontologue, président de la Fédération internationale des associations de personnes âgées (Fiapa) et de la Fédération 3977 (Allo Maltraitance). Après un premier rapport en 2011 remis au Médiateur de la République, il a remis ce 19 février à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, ses recommandations pour lutter contre les maltraitances financières subies par les personnes âgées vulnérables. 

Ces travaux s’inscrivent dans la continuité de l’enquête Daphné réalisée par la FIAPA en 2007 en France, Espagne, Italie, Belgique. Elle faisait état « d’une progression alarmante de malversations financières à la personne âgée au domicile et en établissement », avec l’augmentation démographique des personnes âgées.

Maltraitances financières : de quoi parle-ton ?

Abus de faiblesse par de faux employés EDF, vols par de faux pompiers, escroqueries, abus de procuration d’un proche, détournement d’aides sociales, emprise de pseudo amis ou thérapeutes, vie aux crochets de la personne fragilisée… les violences financières sont nombreuses et parfois difficile à détecter.

Réticences des victimes à dénoncer ces abus

Les personnes fragilisées victimes de ces maltraitances, ont parfois du mal à les dénoncer. 

Isolées elles peuvent craindre de perdre le lien avec l’abuseur qui peut être très proche d’elle (aidant familial, professionnel). La victime peut aussi avoir peur de représailles, peur de porter tort à l’abuseur très proche… 

La victime peut aussi culpabiliser d’avoir été abusée et s’empêcher de porter plainte

Parmi les recommandations du rapport

- Clarifier les contrats, les factures des maisons de retraite, établissement pour personnes âgées dépendante (Ehpad)
- Créer un pool de médiateurs
- Proposer un modèle de mandat de protection future” et imposer une révision ou revalidation tous les 5 ans
- Diffuser des supports types d’alertes
- Diffuser une campagne de communication sur ces enjeux, le 3977


Accédez au rapport Les maltraitances financières à l’égard des personnes âgées — Un fléau silencieux

Partager cet article

Raphaëlle Murignieux

Bonjour,
Le code pénal indique que les actes de maltraitance doivent faire l’objet d’un signalement au Procureur de la République. N'importe qui peut faire ce signalement. Mais pour être mieux accompagné dans vos démarches, vous pouvez appeler le 3977. Bon courage.

Riotte

Bonjour,

Je viens d'apprendre que mon beau-père subirait actuellement des malversations financières de la part de sa nouvelle compagne. Suite à une coupure familiale, mon épouse, sa fille aînée, ne veut pas intervenir pour assurer la protection de son père. Très attaché à mon beau père, j'essaie de trouver une solution pour assurer sa protection, lui permettant ainsi de continuer à vivre sereinement (son age 85 ans).
Quelles sont mes possibilités juridiques dans ce sens, en tant que gendre ?

Cordialement

Mr gérard Riotte