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Trouver son lieu de vie

Vivre en collectivité au temps du covid

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 23/11/2020

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retours d’expérience en résidences pour seniors et en résidence autonomie

Si les Ehpad font les gros titres depuis l’arrivée du covid-19 en France, ce ne sont pas les seuls lieux de vie collectifs qui accueillent des personnes âgées. Comment les habitants des résidences autonomie (publiques) et des résidences services senior (privées) ont-ils vécu le confinement, la pandémie, la deuxième vague ? Retours d’expérience.


N’étant pas des établissements médicosociaux comme les Ehpad ou les résidences autonomie, les résidences service pour seniors privées n’étaient pas concernées par les protocoles gouvernementaux. Ce qui ne les a pas empêchées de prendre des mesures, pour protéger les résidents comme les salariés (non inclus dans les personnels bénéficiaires des masques distribués par l’Etat).

« La première vague a donné lieu à une espèce de sidération collective », se souvient Frédéreic Walther, directeur général du groupe Domitys (110 résidence en France, Belgique et Italie).

Le groupe a opté pour un confinement strict dans les appartements des résidents et la fermeture des espaces communs (restaurants, salons…) avec des passages du personnel chaque jour, le portage des repas…

Une situation plutôt bien vécue par Jean-Claude Queneau, qui habite à la résidence des Sables d’Olonne, qui confie avoir peur du coronavirus, même s’il a eu la chance de faire une version asymptomatique du covid-19.

Il se réjouit, aussi, de la plus grande liberté conservée pendant le reconfinement. Les sorties au jardin sont possibles, les salles de sport, les piscines et les salles de restaurants ouvertes, et des activités organisées par petits groupes, dans le respect des gestes barrières.

« Il reste toutefois possible de se faire monter un plateau repas et certaines résidences organisent des roulements pour éviter une trop grande affluence lors des repas », précise Frédéric Walther.

Un confinement allégé qui ne satisfait pas Paula Lemerle. « Pour moi, c’est catastrophique. La liberté qu’on nous laisse me fait peur, et je ne me rends nulle part, ni aux activités, ni au restaurant », indique la résidente qui a attrapé le covid en octobre et a dû être hospitalisée une journée.

Pour rassurer salariés et résidents, Domitys organise aujourd’hui des campagnes de test massives, suivies par plus de 90 % des résidents.

Résidences autonomie : le numérique contre l’isolement


Dans les résidences autonomie, les mesures en vigueur lors du confinement du printemps étaient similaires à celles qui s’appliquaient au reste de la population, en un peu plus strict : repas pris dans les appartements, animations annulées, mais surtout, visites suspendues.

Le protocole du ministère de la Santé daté du 23 mars 2020 indique par ailleurs que les mesures peuvent être renforcées par le gestionnaire de l’établissement.

Des mesures qui ont bien évidemment inquiété les habitants de la résidence autonomie de Vendin-Le-Vieil (62) et leurs familles : « Comment va-t-on les voir ? Qui va nous donner des nouvelles ? Ma mère ne sait pas utiliser son téléphone ! Ça va être long sans se voir… »

Aussi, le Centre communal d’action sociale (CCAS) de la Mairie, gestionnaire de la résidence, s’est appuyé sur les outils numériques pour maintenir le lien en créant une page Facebook, un compte Skype, des adresses mail, en initiant les résidents à ces usages, y compris à YouTube ou Tik Tok, pour « dédramatiser l’environnement numérique et familiariser les seniors avec ces outils », avec l’appui d’un jeune en service civique.

Avec de très bons résultats, malgré l’appréhension initiale des résidents aux nouvelles technologies.

« Il faut faire confiance aux aînés : ils ont du ressort et font comme tout le monde, ils peuvent s’adapter », conclut le CCAS.

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