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La plainte de fatigue chronique permet d'identifier les seniors à risque de décès.

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 30/11/2008

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+ 44%

Le sentiment d’être souvent fatigué n’est pas rare chez les personnes âgées. Si cette sensation est fréquemment associée à un déclin naturel de la vitalité, la fatigue en elle-même doit-elle être pour autant considérée comme un nouveau syndrome gériatrique ?

Pour répondre à cette question et savoir si cette simple plainte pouvait être associée à une mortalité plus élevée, une cohorte de près de 500 sujets âgés en moyenne de 74 ans a été suivie de façon prospective pendant 10 ans. Aucun des participants ne souffrait de déclin cognitif sévère et tous avaient conservé leur autonomie motrice.

Au terme de cette période, le taux de mortalité chez les personnes qui s’estimaient fatiguées la plupart du temps était de 59%, soit 123 sur 210, et de 38%, soit 106 sur 282, parmi celles qui ne se plaignaient pas de fatigue. 

Après ajustement de ces résultats sur l’âge, les comorbidités, les performances cognitives, l’existence éventuelle d’une dépression, l’indice de masse corporelle, l’état de santé perçu, le statut fonctionnel et la vitesse de marche, les sujets qui se plaignaient de fatigue au départ avaient un risque de mortalité augmenté de 44%. Les mécanismes responsables de cette sensation de fatigue restent à élucider. Par ailleurs, le bénéfice de traitements éventuels demeure hypothétique.

Références : (Hardy SE, Studenski SA. J Am Geriatr Soc. 2008;56:1910 – 1914)

- Publié le : 27/11/2008

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